‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 283 sur 289 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DIANA, que CAMPO MAYOR a été chercher au fond du théâtf»|^ LA REINE, assise près de la table à droite, leur tournant le dos et ayàèt fur d'écrire. Les dames s'éloignent.

CAMPO «AYOR.

DeTant un père qu'on accuse.

Et votre reine que voici!

DIANA, au fond.

La reine! ô ciel!

CAMPO MAYOR

Sans détour et sans mse, U faut parler!

DIANA tremblante.

Ah! j'ai frémi!

CAMPO MAYOR

Oubliant ?os devoirs de fille et de sujette.

Est-il vrai que chez moi vous ayez, en cachette^ Protégé, secondé, fait évader enfin.

D'accord avec votre cousin.

Ce serpent odieux, cette infâme vipère...

La Gatarina?... '

DIANA troublée.

Dieu!...

CABIPO MATOR9 avee colère.

Répondrez-vous? isï^'^**^

DIANA. '

MoD père!

CAMPO HATOR.

Répondex à Sa Majesté!

DIANA

PuDi88e<*moi^ car c'est la yéritô!

ENSEMBLE

CABIPO MATOR.

Déshonneur de ma famille!

Je demeure confondu... C'est par elle^ par ma fille^ Qa'à Jamais je suis per^n!

DIANA

Déshonneur de ma famille!

Mon crime tous est connu...

Et c'est^ hélas ! ^tre fille, Cest moi qui tous ai perdu!

LA REINE, à part.

«, Oui, par Taveu de sa fille> ^ n dçmeiTre confondu ! . . .

(Haut.) De Tous^ de votre famille^ Le crime est donc reconnu!

CAMPO MATOR, bas, à sa fiUe.

Il y ya de mes jours^ et ma perte est certaine» Si Yous n'obtenez de la reine Grâce et pardon pour nous tous !

DIANA, tombant à genoitt près de la reine, toijosrt assise» et dOlournant. la tète.

Ah! j'embrasse yos genoux I Pitié pour une coupable !

C'est moi. Madame, c'est moi.

Qui Youlus soustraire à la loi Cette infâme, cette misérable...

(levant les yeux et regardant la reine.) ciel!

LA REINE, à Toix basse, et près d'elle.

Tais-toi!

DIANA, i part.

Ah! je meurs d'effroi!

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