‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 3 sur 289 · SCÈNE IL fULIAKO, HORACE · texte numérisé non relu

SCÈNE IL fULIAKO, HORACE

JULtAf^O, k Horace qiii Tient 4e ï*a5«eoîr Kur le c&^pé à druîle.

Sais-tu qui tu viens de meltï^e en fuite?

BûAAGE,

Noii> vraiment t

JUUAKO.

Un de BOiS allies.., lord Et fort J

HORACE

L'altaché à l'ambassade d'Angleterre?

JULIà^O.

Et presque notre compatriote; car il a des parents en Espagne... H tieut pai^ les femmes au duc d'Olivarès dont il poui-

rait bien hériter... (S'asseyant sur le .canapé à côté de lui.) Et à propOS

de femme, il a idée que la sienne est très-bien disposée en ta faveur.

HORACE

Quelle indignité! quand je ne la connais même pas! quand c'est toi, au contraire, qui lui fais la cour... et à la femme l'un ami... c'est très-mal.

JULIANO, riant.

Est-il étonnant?

HORACE

Eh bien! oui... moi, j'ai des scrupules, j'ai des principes.

Un apprenti diplomate !

HORACE

Que veux-tu!... l'éducation première!... j'ai été élevé par mon vieil oncle le chanoine dans des idées si bizarres...

Oui, quand on a été mal commencé... mais te voilà à la cour... tu répareras cela. D'abord, tu vas faire un beau mariage... à ce qu'on dit...

HORACE

Oui, vraiment... Le comte de Saint-Lucar, mon ambassadeur, m'a pris en affection... et à moi, pauvre gentilhomme qui n'ai rien, il veut me donner sa fille... une riche héritière... qui est encore au couvent, et je ne sais si je dois accepter.

JULIAIP.

Plutôt deux fois qu'une.

Je m'en rapporte à toi qui es mon ami d'enfance, et je te demande conseil... (se levant ainsi queJuiiano.) Crois-tu que Thonneiir et la délicatesse permettent de se marier... quand on a au fond du cœur une passion?

Très-bien. . . attendu que de sa nature le mariage éteint toutes les passions.

HORACE

Et si rien ne peut l'éteindre?

On se raisonne, on s'éloigne, on cesse devoir la personne...

HORACE, avec impatience.

Eh î je ne la -^ois jamais !

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