ÊS1LLE
Hoî I mon beau mousleui ?
HORACE
Quand tout à l'heure, pour ikhapper à leurs poursuite?^ vous vous êtes jetée dans mes bras.**
^B Dam! vous me sembliez le pluii sage et le plus raisonna- ^hle... excusez-moi... si je me huis trompa»,
^f HOft.lCE, TÏTezneat.
^^ Oh 1 oui... oui,,, sans doute!.,, car dans ce moment surtout je ne suis pais bien siir d'avoir toute ma mison... Voia-tu, ]néaille «., si c'est loi... {Avec respect.) si c'est vous,. • c'est aflr eux de
tvous jouer ainsi de mes louimeûis.
INI^SILLE.
Moti mon bon Dieul toiu-menter un cavalier ii gentil et si bonU,.
HOUACE^ s'artnçimt sut dk.
Eh bienL.. si tu n'es pas eile... c'est une ressemblance si r grande... si exacte... que j'éprouve auprès de toi**, ce que j'e- [prouvais auprès d'elle... le cœur me bat.., ma vue se trou- IbW** je t'ahna...
S8 LE DOMINO NOnU
INÉSILLE, se neulint.
Ah ben! ah hen! ah ben! moi qui vous croyais si sage... prenez garde^ je vais me dédire.
HORACE
Et tu as raison... je suis un fou... un insensé .dont il faut
que tu aies pitié... viens avec moi. (U lai prend la main, qa*eUe tent
retirer.) Ah! ne crains rien... je te respecterai... mais je te regarderai... je croirai que c'est elle... et je te dirai... càt *tBC toi... j'ai moins peur... je te dirai ce que je n'oserais lu| dire... que je l'aime... que je meurs d'amour... qu'elle est mon
rêve... (il la serre dans ses bras et eUe se dégage.) N'aie paS pèUT... 06
n'est pas pour toi... c'est pour elle...
INÉSILLB.
C'est égalj Monsieur, comment voulez-vous que je distînguef
HORACE
Cest qu'aussi il n'y a jamais eu de situation pareille... moi qui croyais qu'elle seule au monde avait ces yeux... ce regard... que tu as, toi... (Leurs yeux se rencontrent.) Ah! c'est VOUS, c'est vous... Madame... j'en suis sûr ! vous aurez beau faire... vous ne me tromperez plus. Et la preuve, c'est que malgré jj^i j'ai retrouvé ma frayeur et mon respect... vous le voyei... ^wemble... Pourquoi alors vous défier plus longtemps d'un
^lur qui vous est aussi dévoué ! (On frappe à la porte en dehors.) Qui
vient encore à une pareille heure? quel est l'importun? (On entend crier au dehors : ) N'ayez pas peur... ouvrcz... c'est un ami... c'est lord Ëlfort!
IHÉSILLE, ateo elboL Ociel! lordElfort!
HORACB«
D*où vient ce trouble?
INÉSILLB*
N'ouvrez pas ! n'ouvrez pas !
UORACEé
G'esk éefûc vous> Madame... c'est bien vous^
inésille:.
mon Dieu! mon Dieu! comment faire? que devenir?
HORACE
Ne suis'je pas là pour vous protéger ?
INÉSiLLB.
Et s'il me voit seulement... je suis perdue!
AGT£ 11^ SCÈNE IX. 59
HORACS.
Il ne vous verra pas... je vous le jure!... nous sortirons de ces lieux sans qu'il vous aperçoive... mais vous aurez confiance en moi...
mÉSILLE.
Oni^ Monsieur...
HORACE
Je saurai qui vous êtes?
INÉSILLE.
Oui, Monsieur...
HORACE
Tous me dires tout?
INÉSILLE.
Oui> Monsieur.
HORACE
Eh bien!... là... là... dans cette chambre... (Montrant celle de Jacinthe.) dout je saurai bien défendre l'entrée... Ton me tuera
avant d'y pénétrer, (on frappe plus fort et InésiUe veut entrer dans la chambre, Horaoe k fclient par la main.) Mais VOUS n'oubUerCZ paS VOS
promesses?
INÉSILLE.
Oh! non. Monsieur!
HORACE. 41
Attendez-moi! dès que Milord sera entré dans le salon,, je viens vous prendre... et, enveloppée dans mon manteau, vous sortirez sans danger.
INÉSILLE, fermant Tivement la porte.
On vient! (lord EUort continue à frapper plus fort i la porte du fond«)