ACTE I, SCÈNE VII
me servir avec zèle et intelligence... et dis-moi^ d'abord, com* ment Angélique n'est-elle pas dans son comptoir?
DUBOIS
Elle est à l'ëglise en ce moment; elle est marraine !... mais dès hier^ et sans vous nommer^ j'avais faijb les propositions les plus Inillantes.
LE coirrE.
Après?..
DUBOIS
Refusées!...
LE COMTE
Et ma lettre?
DUBOIS
Refusée! la mère n'a pas même voulu la lire, et Ta jetée au feu.
LE COMTE, regardant la boutique de la parfumeuse.
Cette maison est donc inaccessible... cette madame Bergamotte est donc un argus, un cerbère... une femme qui ne sait pas vi^re.
DUBOIS
Que voulez-vous? elle a des idées à elle... elle tient avant tout à marier sa fille!
LE COMTE
Elle a parbleu raison ! il vaudrait cent fois mieux qu'elle fût mariée... un mari raisonnable... et bonnête... il y en a tant!
DUBOIS
On dit qu'elle en cbercbe dans ce moment.
LE COMTE
Nous l'y aiderons!... nous lui trouverons cela... J'ai toujours été l'ami et le protecteur des maris... il s'agit seulement que celui-là soit sous ma main... dans ma dépendance...