ACTE II, SCÈNE VIII
BOLBATA^ poussant un cri et se cachant la tète dans ses mains.
Ah! l'imprudent!
ENSEMBLE
An danger il se liyre; Ai-je eu tort de le suiTref Je ne sais^ mais mon cœur Tremble toujours de peur.
SCIPION ET ZERLIRA*
Doux aspect qui m'eniyre^
Amour qui me fais vivre^
Oui, tu rends h mon cœur
La joie et le bonheur!
( A la fin de cet ensemble , Bolbaya s*avance vers la fenêtre du eaveau qui est au fond à gauche et regarde dans ^intérieur. )
SCIPION
Envers tous quelle est notre ofTense^ Et quel crime avons-nous commis?
Sur nous exerces la vengeance.
Du moins en nobles ennemis!
BOLBATA.
Messieurs^ Messieurs, point d'imprudence?
De grâce calmez vos esprits; Four nous n'est-il plus d'espérance?
De frayeur^ hélas ! je fï^émis!
TOUS
Vengeons nos compagnons^ Frappons! frappons!
(ils ont dirigé leurs carabines sur ]^lbaya, (}ui tombe à genoux, et sur Sc^ion, ((ui reste debout et le front levé; ea ce moment, Scopetto sort de la porte à droite et s*élanoe vivement ao-devant de Peccliione.)
SCOPETTO.
Arrêtes!
BOLBATA^ le regardant bonheur soudain!
C'est notre hôte de ce matin I (Seopetto ^^vanee lentement près de Scipion, le regarde, et reprend le motif
du duo du premier acte.) SCOPETTO.
Qu'une heureuse rencontre.
Bientôt me le montre.
Le sort décidera Lequel Vempertera!
m LA SIRiKI.
SCIPIOM.
Ah! c'est Marco Tempestal
SCOPETTO. *
Vous ratet dtt! < 8CIPION9 étonné et regardant Seopètl».
Lui! Marco Tempesta!
PECCBIOIVE^ à Scipioll.
Qui te liTre à nos conps!... Que rien ne nous arrête, (il 8*élance sur loi le poignard à la main.)
Frappons-les!
SCOPETTOj arrêtant Peceliione du geste.
Pas encore!
( Solennellement , en s'adresiant à tout lei eontrebandien.)
eusbmblb.
Il faut^ courbant la tète.
Obéir et céder.
Qu'à ma toix la tempête Gesse enfin de gronder!