‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 115 sur 276 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

BOLBATA^ poussant un cri et se cachant la tète dans ses mains.

Ah! l'imprudent!

ENSEMBLE

An danger il se liyre; Ai-je eu tort de le suiTref Je ne sais^ mais mon cœur Tremble toujours de peur.

SCIPION ET ZERLIRA*

Doux aspect qui m'eniyre^

Amour qui me fais vivre^

Oui, tu rends h mon cœur

La joie et le bonheur!

( A la fin de cet ensemble , Bolbaya s*avance vers la fenêtre du eaveau qui est au fond à gauche et regarde dans ^intérieur. )

SCIPION

Envers tous quelle est notre ofTense^ Et quel crime avons-nous commis?

Sur nous exerces la vengeance.

Du moins en nobles ennemis!

BOLBATA.

Messieurs^ Messieurs, point d'imprudence?

De grâce calmez vos esprits; Four nous n'est-il plus d'espérance?

De frayeur^ hélas ! je fï^émis!

TOUS

Vengeons nos compagnons^ Frappons! frappons!

(ils ont dirigé leurs carabines sur ]^lbaya, (}ui tombe à genoux, et sur Sc^ion, ((ui reste debout et le front levé; ea ce moment, Scopetto sort de la porte à droite et s*élanoe vivement ao-devant de Peccliione.)

SCOPETTO.

Arrêtes!

BOLBATA^ le regardant bonheur soudain!

C'est notre hôte de ce matin I (Seopetto ^^vanee lentement près de Scipion, le regarde, et reprend le motif

du duo du premier acte.) SCOPETTO.

Qu'une heureuse rencontre.

Bientôt me le montre.

Le sort décidera Lequel Vempertera!

m LA SIRiKI.

SCIPIOM.

Ah! c'est Marco Tempestal

SCOPETTO. *

Vous ratet dtt! < 8CIPION9 étonné et regardant Seopètl».

Lui! Marco Tempesta!

PECCBIOIVE^ à Scipioll.

Qui te liTre à nos conps!... Que rien ne nous arrête, (il 8*élance sur loi le poignard à la main.)

Frappons-les!

SCOPETTOj arrêtant Peceliione du geste.

Pas encore!

( Solennellement , en s'adresiant à tout lei eontrebandien.)

eusbmblb.

Il faut^ courbant la tète.

Obéir et céder.

Qu'à ma toix la tempête Gesse enfin de gronder!

Page 1