ACTE III, SCENE X
MATIIÉA^ voyant deux autres soldats monter au bakon.
Onze et douze!
SCOPETTO.
Brava!
GHCSUR, quittant les croisées et faisant quelques pas dans lo salon. G'esl divin! c'est charmant!
' LE DUC, bas, & Scopetto, lui montrant Uolbaya. Peut-il enfin partir?
SCOPETTO, regardant les soldats.
Non pas vraiment!
U nous en manque encor !
MATHËA, regardant trois autres soldats qui montent au baîeon, dit & Sco-
petto à voix basse.
Quinze!... Les voyez-vous?
SCOPETTO.
Quinze!... Oui^ les voilà tous!
ZERLINA, continuant à ebanter.
Ah! ah! ah! ah! ah! ah! ah!
(pendant ce temps, Scopctto se retourne brusquement, et les soldats qui s'étaient avancés veulent se retirer; mais Scopetto et Mathéa les retiennent, lear font signe qu'ils peuvent entrer sans crainte et écouter lu cantatrice. Ils avaneent done pas à pas et sans faire de bruit, et Scopctio, qui a passé derrière eux, escalade le balcon qui donne sur la mer, de cend et disparaît sur les dernières roulades de l'air de Zerlina, que le grand juge et les soldats applaudissent.)
CHOEUR
Brava!... brava!... signera !...
LE DUC^ s'approebant de Bolbaya, loi dit h demi voix en lui montrant les soldais qui ne font plus attention à loi.
Partez donc, puisqu'il faut que Marco Tempesta Soit par nous sauvé!...
BOLBAYA^ entendant en mer un coup de canon.
Mais... voyez, il Test déjà...
[Sur un signe du grand juge, tous les soldats courent au balcon du fon.), et font feu sur un canot qui s'éloigne. — Mathéa, Zerlina et Scipion pon^acnt un cri d'effroi. — Moment'de silence ; î>uis, dans le lointain, on cn- Icn»! la VI î'î de Srnpotto*)
216 LÀ SIRENE.
Dieu des flibustiers.
Dieu de la coutrebande^ Que ta malD nous défende De DOS tyrans ailiers !