‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 157 sur 276 · CAVATINE · texte numérisé non relu

CAVATINE

Dans mes bras tremblants soutenue^ Sur mes mains flottaient ses cheveux; A la vie enfin revenue.

Langoureuse, elle ouvre les yeux.

Le trouble succède à l'extase.

Mon cœur, tout mon être s'embrase,

Enfin ! j*existais.

De bonheur enivré... j'aimais!!!

Et, depuis, dans mon àme, Cet ange aux traits de flamme^ Nuit et jour je la voi :

Image rayonnante, Toujours, toujours présente. Elle est là, devant moi.

ESTRELLA

L'aventure est charmante!

MAXIMUS

Et la belle inconnue?

FERNAND

Sautait sur son coursier, disparut à ma vue.

Jetant dans mon cœur confondu Cette parole étrange, obscure :

« Silence sur cette aventure!

c Silence, ou vous êtes perdu. »

ESTRELLA, étonnée.

Perdu?

MAXIMUS, avec effroi.

Perdu?

FERNAND

f Perdu!

ENSEMBLE

ESTRELLA, gaiement.

Ah! c'est charmaDt, nul effroi ne me glace ; La belle^ au bois^ errante, sans gardien.

Et qui rencontre, au loin, perdant la chasse, Un h«aii jeune homme, un sauveur, c*est fort bien! Elle saura, malgré cette menace.

De Yous roToir trouver quelque moyen.

FEBKAND.

Belle ioconQue, où retrouver ta trace.

De te revoir est-il quelque moyen?

Ton souvenir, qu*en mon cœur rien n'effiice.

Fait mon bonheur, mon amour, mon seul bien!

Qui dene es^ttt^... Pourquoi cette menace!

Mystère étrange où je ae comprends rien.

■Axnms.

Voyons, pesons bien tout, moi rien ne m^eiabarrasse. Le bois... l'ombrage... un cri... puis un coursier qui passe... Jtnqti'iei c'est fort bien !

Mais cette femme, et puis cette menace ?

Là je m'arrête et n*y comprends plus rien.

(Grarement.) Vous dites trai, c'est un mystère.

Et, resté seul dans la forèt^ J'ai trouTé sur la terre On bouquet.

Un bouquet.

im^BIXA, avec curiosité* Et..

FERNAND

Ce bouquet...

ESTRELLA^ mettaat la doif^ sur le oœor de Fernand où il indique qa*il

porte ces fleurs.

Ut FERNAJIOj retirant le bouquet de son seio*

Le voilà!

ESIBELLA.

Quoi!

FERNAND

De bonheur li me transporte.

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