CAVATINE
Dans mes bras tremblants soutenue^ Sur mes mains flottaient ses cheveux; A la vie enfin revenue.
Langoureuse, elle ouvre les yeux.
Le trouble succède à l'extase.
Mon cœur, tout mon être s'embrase,
Enfin ! j*existais.
De bonheur enivré... j'aimais!!!
Et, depuis, dans mon àme, Cet ange aux traits de flamme^ Nuit et jour je la voi :
Image rayonnante, Toujours, toujours présente. Elle est là, devant moi.
ESTRELLA
L'aventure est charmante!
MAXIMUS
Et la belle inconnue?
FERNAND
Sautait sur son coursier, disparut à ma vue.
Jetant dans mon cœur confondu Cette parole étrange, obscure :
« Silence sur cette aventure!
c Silence, ou vous êtes perdu. »
ESTRELLA, étonnée.
Perdu?
MAXIMUS, avec effroi.
Perdu?
FERNAND
f Perdu!
ENSEMBLE
ESTRELLA, gaiement.
Ah! c'est charmaDt, nul effroi ne me glace ; La belle^ au bois^ errante, sans gardien.
Et qui rencontre, au loin, perdant la chasse, Un h«aii jeune homme, un sauveur, c*est fort bien! Elle saura, malgré cette menace.
De Yous roToir trouver quelque moyen.
FEBKAND.
Belle ioconQue, où retrouver ta trace.
De te revoir est-il quelque moyen?
Ton souvenir, qu*en mon cœur rien n'effiice.
Fait mon bonheur, mon amour, mon seul bien!
Qui dene es^ttt^... Pourquoi cette menace!
Mystère étrange où je ae comprends rien.
■Axnms.
Voyons, pesons bien tout, moi rien ne m^eiabarrasse. Le bois... l'ombrage... un cri... puis un coursier qui passe... Jtnqti'iei c'est fort bien !
Mais cette femme, et puis cette menace ?
Là je m'arrête et n*y comprends plus rien.
(Grarement.) Vous dites trai, c'est un mystère.
Et, resté seul dans la forèt^ J'ai trouTé sur la terre On bouquet.
Un bouquet.
im^BIXA, avec curiosité* Et..
FERNAND
Ce bouquet...
ESTRELLA^ mettaat la doif^ sur le oœor de Fernand où il indique qa*il
porte ces fleurs.
Ut FERNAJIOj retirant le bouquet de son seio*
Le voilà!
ESIBELLA.
Quoi!
FERNAND
De bonheur li me transporte.