‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 174 sur 276 · ESTRELLA, FERNAND, MAXIMUS · texte numérisé non relu

ESTRELLA, FERNAND, MAXIMUS

MAXIMUS, tenant Femand par la main.

Comment, vous voulez tous «n aller! par saint Jacques... c'est ce que nous verrons !

ESTRELLA

Qu'est-ce que c'est?

MAXlMUS.

Notre ami, qui veut partir à l'instant même et sans nous faire ses adieux.

Par exemple!

MAXIMUS

C'est ce que je lui ai dit... par exemple! ma femme se fâchera... (AFernand.) et VOUS Voyez?

ESTRELLA

Nous quitter !... voilà une belle idée, nous quitter?

FERNAND

Non pas vous... mais la cour... mais le royaume de Léon...

ESTRELLA

C'est tout comme!

MAXIMUS

Et pourquoi?

FERNAND

Parce qu'il le faut!

MAXIMUS

Donnez-nous du moins une raison.

FERNAND

La raison... c'est que je le veux... c'est queje mourrais ici... de rage et de dépit.

T. iriii. j4

]fA]|[IlIUS^ haussant \^ épaulies.

J'y suis! on tous a fait quelque passe-droit! eh( mpn Dieu« ça se voit tous les jours.

ESTRELLA

Mais... ça se réparera. Vous obtieiidrez justice !...

MAXIMUS

Oui^ oui... vous obtiendrez jusUce.,* ^vec d^ protections! si vous en avez !

FERNAND

Des protections... à moi!«.. tous ne savez donc pas que j'ai rendu à la reine un grande un immense service.

MAXIMDS.

Est-il possible... ce brave jeune bonune... ce cher ami.

FERMAND.

Je lui ai smné la vie... moi... moi-même!

KAXIMOS.

Oh! saints du paradis! votre £ortuaie est faite! vous voilà ministre! ce bon Femand!... moi qui l'ai aecueilli... reçu chez moi! car ma maison vous était ouverte... et maintenant que vous allez en avoir ime... un pilais... et du pouvoir! (u

lui serre la nudn.)

FERNAND, avec «piertnme.

Du pouvoir! je ne m'en aperçois guère jusqu'ici.

MAXmjDS.

Parce que vous vouç êteç teiiu à l'éççi^t... o^ajis nous sommeslà... nous parlerons! On a des amis..^ ou op n'^p a pas. Et l'on partage ensemble la bonne ou la mauvaise fortune... voilà comme je suis! et ma femme aussi... ijk'|3§t-ce p^s q^e tu es

comme ça?... nous sommes comme ça. (u serre de nouveau la main de Femand aTec amitié.) ,

FERNAN]^

Hëlas! le partage sera bientôt fait... car^ £^ poL'apçfceyant^ la reine m'a fait repousser par ses gardes.

MAUMUSy quittant la main de Femand^

Ah bah!

ESTRELLA

Elle ne vous aura pas reconnu...

FERNAND

Ne pas me reconnaître^., lorsque pendant quelques minutes mes regards ont été iixés sur les sicns^ lorsqu'on l'cmppr^t.^ je la tenais pressée là... contre mon cœur.

ACTTE 11^ ficiirfe t. fis

MAXIMVS j pouMant un cri.

àh!

FERNAND

MAxnros.

Un frisson qui me glisse du hatit en bad.i. (Sfttbutfaat.) tous... tons.. 4 TOUS ayei touché à la reine t.. •

FfiRIVAMD.

Son coursier l'eût tuëe.... je vous l'ai dit ce matin.

B8TRELLA9 1 Maxlmuà.

C'était elle ! . ^

FElUfAND.

Si je ne l'ayais enlerée dans mes bras.

IIAXIMUS^ tremblant.

Dans V0144. ahl ahl àhl (Éarehajit à grunds pa,) quel maU heur ! quel malheur !

FERNAND^ étonné.

Comment?

MAXIMUS^ I part.

Et je l'ai reçu chez moi... on l'a vu dans ma maison... donner le bras à ma femme... ça n'est pas û dangereiuc qu'à Sa Majesté... mais enfin...

FERNAND

ExPqùesb-mbi!...

MAXIMUS9 d*ime foix sombrt.

Vous avez toftché à la reine \

FERNAND

Eh bien?

MAZIMUS*

Et VOUS n'avez pas frémi?

FERNAND

Si vraiment !... de bonheur^ de plaisir !...

lUXIMDSi

Ites cheveux se dressent sur ma tête...

Et lorsqu'elle est revenue à la vie, quand j'ai senti son cœm* battse sous ma main... '

MAIlMUSy éponranté.

Assez 1... assez ! (a part.) Peine de mort! peine de kHort!

FERNAND

Ifonami.

MAXIMCS.

Que me voulez- vous, de quoi me parlez-vous ? est-ce que je vous connais... moi ?... est-ce que je sais qui vous êtes?... on a boutique ouverte, on laisse entrer tous ceux qui se présentent, on les reçoit, on leur fait politesse... mais on ne les connaît pas pour cela... je ne suis donc pas votre complice... puisque je ne vous connais pas... je vous suis tout à fait étranger... ma femme aussi, et je vous prie de nous laisser tranquilles. ËStrella, viens, (n fait quelques pas pour sortûr>)

FERNAm>*ET ESTRELLA, le suiyant.

Maximus !...

MAXIMUS, dans le plus grand trouble.

Qu'est-ce que c'est... ne me retenez pas ! laissez-moi passer mon chemin... a-t-on jamais vu... ne dirait-on pas que... parce que lui a... il faudrait que moi... je... par exemple!

(n sort.)

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