‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 179 sur 276 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LE RÉGENT^ LA REINE ^ deux pagis.

Ah! c'est toij don Fadrique?

LE RÉGENT

Moi-même, qui viens de nouveau m'exposer au courroux de

Votre Majesté, (prenant les papiers qu'il tenait à la main en entrant, et

f (SO NE TOVàHÈt VAS A LA EE1N£.

qu*ii a placés dans ton ftébi.) lô Yais liii paîlet âès affaires de l'État.

LA RÈINB.

Oui^ tù me reproches toujours de tle pas âi*eii ôcctlper, et je veux te prouver que je me corrige!

LtS ItÉGENf , à iMirt.

C'est ce que nous allons voir!... Si Votre llâjè^td ffexit t>a3ser dans...

lA ilÈinc.

If OU; nt)iis sommes àt bien ici!

LE RÉGENT

Soit! (aux pages.) Dans le cabinet de la reine ^ j'ai remis liier un portefeuille en velours... qu'on nous l'apporte... Allez!

(Les deux pages sortent.)

LA bbihb.

Quoi! ce vaste portefeuille... )

LE RÉGENT

Votre Msjesté s'efiraie^trelle déjà?

Pour toi^ don Fadrique! car j'ai beaucoup de choses à te dire... (sans le regarder.) D'abord^ tu Hs demièrcmimt nommé Mazimus argentier de la cour...

LÉ RÉGENT

Votre Majesté ea serait-^Ue mécontente?

LA REINE ^ gratement.

Très-bon choix! honune de génie... il m'a fait des bracelets magnifiques... Pour le récompenser^ (Appuyant sur les mod.) tu nommeras sa jeune femme à quelque office auprès de notre personne!

LB RÉGENT^ étonnf .

Qu'entends-je? Qm done a recommandé* la len^ni Bstrella à Votre Majesté?

Toi-même! tu m'en as parlé plusiéhrs fois. (Gracieusement.) E dès que tu le veux* nous le voulons.

LB RÉGENT

jiais...

Lk REINE^ aiae autorité.

Cest notre désir...

LE RÉGEiVT^ à part.

D'où Vient tant d'intérêt?

kCTt Uy SGÂNl IX. S51

LA R^I9I?; ^vee .iqi giy 4'evbarriift, s^j^s ceg««d« le régenl.

Tu as aussi ce matin donné audience à un jeune gaiiilhomme...

LB RÉGENT

Moi!

Auquel^ m'a-t-on dit, tu désires êtm utile... car on a envers lui des tort§ à réparer.

LE RËGERT.

Don Femand d'Aguilar?

LA REINE, feignant Vétonaême&t,

Ah! on le nomme d'Aguiiar... (Noblement.) Les gentilhommes de cette maison ont rendu de g^nds services à la couronne de Léon. Je ne yeux pas qu'ils puissent nous croire ingrate, ^n

appuyant sur ce mot elle indique qu'elle se rappelle les paroles de Femand.)

LE RÉGENT

AuÊsije yiens de lui accorder une compagnie et d/s le placer dans i-Estramadure.

Ce n'est pas «Mezl

LE RÉGENT

PasasME loinf

LA REINQ.

Pas asset haut , ^foojoDis, «ans regardai le régeat.) tU 1|S nomme-

i«s ëeuyer ptès de notre personnel

LE RÉ6ENT, à part.

Je reste stupéfait; (Haut) mais, Madame.

Puisse cette faveur, qu'il t^e 4^v^^, attester à tous les yeux la haute estime f^e Qpus aç/çprdqpsf ^ nptre ))ie^';^é qausin et tuteur.

LE RÉGPNT*

S'il en est mkùf j'ose espérer que Votre Majesté accueillera mes avis sur un sujet bien autremeot important.

i.A BEINS, avec bienMillaaca.

Et lequel?

LE 9ÉGENT.

Votre inariage I

Ah! encore!

LE RÉGENT, suivant pat à pas la reine qui sW mise à mareher atec ennui.

Je n'ai reçu le pouvoir pendant votre miïQorité que pour le

remettre aux mains d'un roi... il faut donc choisir... et le roi d'Aragon...

Tu le protèges beaucoup.

LE RÉGENT

Il a de grandes qualités!

Oui, (a part.) faible et dévot! avec lui mon cher tuteur con*

tinuerait la régence indéfiniment. (Les deax pages rentrent en ce moment, Tun tient le portefeuille demandé par le régent, Tautre apporte pour la reine un fauteuil à ses armes ; il le dépose auprès de la table qu'il aTasce ainsi que le siège de jardin qui se trouTait là.)

LE RÉGENT^ aux pages.

Retirez-vous!

Un moment! (au régent.) Quand on fait des heureux, la promptitude ajoute au bienfait, (au page qui est resté.) Préviens notre argentier que monseigneur le régent veut bien attacher

sa femme à notre service. (Le page s'incline et va sortir.)

LA REINE, Tivement.

Ce n est pas tout. (Le page roTient, la reine continue avec un peu d'embarras et sans regarder le régent.) Préviens auSSi don Femand

d'Aguilar qu'il reste à ma cour et qu'à dater d'aujourd'hui il prendra rang parmi nos écuyers. (Mouvement du régent; u tant fc»

ligne au page d'exécuter ses ordres. Le page s'incline et sort.)

DUO

A tes désirs, seigneur, la reine aime à souscrire : Ta dois le voir!

Pour lors. Madame, écoutez-moi I

Mon sage gouverneur, qu'as-tu donc à me dire? S agit-Il d'une chasse ou d'un brillant ^urnoi?

LE RÉGENT

Des affaires d'État le souci nous réclame!

LA REINE, avec efiEh>i.

p Sera-ce long?

LE RÉGENT

• ^ C'est important. Madame.

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