SCÈNE X
LA REINE, endormie, FERNAND, entnot FERNAND^ avec émotion.
Écuyer de la reine et par elle nommé!
Je Tais donc chaqae jour la contempler, l'entendre! Son regard doux et pur dans mon cœur Ta descendre; Je vais respirer Tair par son soufle embaumé!
(u Taperçoit.) Dieu! c'est elle! Elle dort!... et partout le silence... Elle est seule... mon Dieu, prolonge mon bonheur. . Elle est seule, elle dort... et je puis sans offense Laisser enfin parler mon cœur!
CATATINE.
Pleur de beauté, suaye reine.
Vierge qui dors pore et sereine, Ange qui m'a donné l'amour!
Je puis enfin, devant toi-même.
Le prononcer ce mot suprême Que n'entendis jamais le jour :
Je t'aime !
Laisse-moi le redire.
Te dire encore tout bas
Mon secret, mon délire.
(La reine fait un léger rnooTeneat.)
AGTI 11^ SGÉNB XII. 257
Ne -te réTeiile pas !
Je t'aime^ je t'aime^ je t*aimet (la reine laisse tomber son érentail. Femand recale atec effroi.) De tous mes sens un yertige s*empare«
Illusion cesse de m'eniTrer!
Ma tète brûle et ma raison s'égare...
A ses genoux^ je me sens attirer.
Rêve le mot suprême Que je te dis tout bas; - Mais ne t'éyeille pas...
Je t'aime^ je t'aime!
(fiors de lui, il pose ses lèrres sur le front de la reiot; le régent qui sort du palais a tout vu, ainsi que Maximni et Bstrella qui arrivaient par une allée du jardin.)