‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 181 sur 276 · ACTE II, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IX

LE RÉGENT

Vous n'ayez pas encore Vu instant écouté.

n faut nous prémunir pour combattre le Maure!

(Voyant que la reine, sans Técouter, fredonne sa chansonnetle.) Laissez votre chanson un instant, par bonté!

LA REINE, qui cherche dans sa t«te îe second couplet de sa chansonnette, sa le rappelle et se lère TÎTement» tenant encore le trait» à la main.) <r Mais il tonna 16 soir :

« Elle eut peur, comment faire?

ff Est-on séTôre « Quand il fait noir f « Pablo pour apaiser « La frayeur d'Inéïilîe, « Quand l'éclair brille, « Prend maint baiser.

« Mais la belle, «f Toujoms rebelle, « Chaque fois répétait, dit-on, a Non. »

LB BÉCENT, cherchant à mettre le doigt sur un passage du traité, et suitant ainsi tous les mouvements du bras de ht reine qui bat la mesura. Le roi promet, en cas de guerre.

Et doit fournir, outre son bras.

Argent... chevaux... soldats... pour IWre Une défense aux deux États.

IVa la la, tra la la, tra la la.

LE RÉGENT, à put.

Irrévérence

Qui me confond I C'est sa romance Qui me répond!

(la ebaosonnette 6nîe, la reine remet au régent le traité imà chiffonné par

elle en battant la mesure.) ^ LE RÉGENT.

En outre, à ce traité-ci...

LA REINE, l'interrompaM.

Souffrez que je me repose.

(Bile va se rasseoir dans son fauteniL LE RÉGENT.

Esf Jointe une lettre close

Qui doit se troayer ici.

(U paisa de Tantre c6té de la table et se met à chereber dans le portefeoille. LÀ REIIIE9 étendue dani ion fanteml, et fermant lea yenx. récoQte bieD mieax ainsi.

LE RÉGENT^ remoant avec bmnear toos les papien da portefeoille. Impossible de mettra La mkin sur cette lettre...

(a la reise.) (a part.) Auriez-Toos... Elle dort! dormir! quand jeTonlaie Faire signer cet acte ntile à mes projets...

Qu'importe!... allons! dans Tennai qw Tobsède^ U se peat qu'elle cède...

Profitons-en^ cherchons cette lettre an palais, (u entre dans le papillon. La rrine, qni ne dort qa*à moitié , passe sans ron- ▼rir les yeux son moudioir sur son front, pois elle agite son étentaii de plames. Son bras, dont le rnootement 'détient plos lent, retombe, et indique qo*elle t^ett endormie toot à fait.)

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