‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 184 sur 276 · LES SEIGNEURS · texte numérisé non relu

LES SEIGNEURS

Don Femand d'Aguilar, le nouvel écuyer; Quel crime a-t-il commis?

^' ^. LE RÉGENT

Un forfait effroyabto Que le sang doit laver.

Dès ce soir le conseil jugera le coupable^ Et nul pouvoir ne saurait le sauver !

La loi dicte son supplice; Traître envers la royauté^ Pour son crime qu'il subisse Un trépas trop mérité.

Point de grâce pour Timple, Qu'il n'espère aucun pardon.

Le supplice à peine expie Son indigne trahison!

ENSEMRLE.

Quoi! lamort^ quoi! le supplice!

Tout mon cœur s'est réYolté !

Dieu du ciel, sois-lui propice !

Sauve-le dans ta bonté!

Lui qui m'a sauvé la vie Mourra-t-il dans l'abandon?

La clémence m'est ravie, Sans^ttvoir est le pardon!

FERNAND

Oh! d'avance, le supplice.

Mon amour Teùt accepté. Pour cette heure de délice.

Ineffable volupté.

Le trépas, je le défie :

Je n'attends aucun pardon.

Et ma voix avec ma vie S'éteindra disant son nom!

ENSEMBLE

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