‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 194 sur 276 · LE RÉGENT, LA REINE · texte numérisé non relu

LE RÉGENT, LA REINE

LE RÉGENT

Vous le yoyez, Madame, il a toiU avoué»

Sais-tu bien que ce jeune homme est don Fernand d'Aguilar^ qui compte des souverains parmi ses ancêtres?

LE RÉGENT

Oui, Madame, et fût-il le premier du royaume...

Fût-il le dernier, je ne yeux pas qu'il meure, (impérieusement.) Je ne le veux pas... mais je te parle avec colère et c'est inutile, car tu ne peux pas avoir l'idée de le faire mourir si jeune... et... pour un tel crime, ce serait bien méchant, et tu es bon, n'est-ce pas?

Votre Majesté sait que mon plus cher désir est de lui plaire.

LA REIME.

Toi seul as vu ce que tu appelles son crime.

LE RÉGENT

Les haut& justiciers le connaissent maintenant.

Tu t'es bien pressé. Mais n'importe, ils ne le condamneront pas.

LE RÉGENT

Ils ne peuvent pas faire autrement.

LÀ REINE, à part

Ociel !

LE RÉGENT, & p&ti.

Et je leur ai dit de n'avoir aucun égard aux prières que je leur adresserais en présence de la reine.

J'en serai fâchée pour messieurs les justiciers, mais s'ils condamnent, moi je ferai grâce, car j'ai le droit de faire grâce.

LE RÉGENT

Pas encore.

LA REINE, ayee aerlA.

Ne suis-je pas la reine?

Reine mineure.

LA REINE, à part.

C'est vrai. (Haut.) Et qui aiurait donc le droit de le sauver?

LE RÉGENT

Une seulç personne.

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