SCÈNE XL Les précédents 9 DOMËNIGO
LORÉDAN^ achevant de cac^ter sa lettre ei §^|dressant à Domenieo.
Eh bien ! nos convives ?
DOVENIGO.
Ils sont capables de rester là toute la nuit ! une fois qu'ils sont à boire et à jouer...
LORÉDAN, bnuqvflmaat
A jouer!.. Dis-leur que demain nous partons... et qu'il est temps de se livrer au repos...
DOMENICO
J'y vais... mais vous,.. Monseigawir?.,
LORÉDAN^ mettant dans sa poche la lettre qu'il vient d*écrire «t de cacheter.
Moi!... Dieu veuille!... je ne le puis! tant de pensées., tant de souvenirs m'assaillent à la fois... donne-moi mon chi bouque !
DOMENIGO^ loi présentant une longue pipe torque.
Voici. (Bas, à Haydée.) Vous voyez bien que sa tête est en feu!... Pour le calmer, dites-lui quelques-uns de ces airs qui lui font tant de bien! (Bas, à Rafaëia.) Vous savez des airs du
pays... des airs de Venise! {ll va prendre sur la table à gauche unr mandoline qu'il remet à Haydée. Lorédan est à demi couché sur le canapé à droite, près de la table, et tout en fumant il parait absorbé dans ses réflexions. Aus premifirs accents de la mandoline, U tressaille et ae retourne vers Baydée.) LORÉDAN, lui tendant la main avec reeonnaissance.
Merci, Haydée!... j'allais te le d^aaander.
DOMENICO, à part, et s'en allant.
Je savais bien que cela lui ferait plaisir! Je vais congédier
nos officiers, (u sort par la porte à gauche.)