‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 229 sur 276 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LOREDAN, dormant sur le canapé, MALIPIERI, entrant par la

porte à gauche.

FINAL

MALIPIERf.

Ile voici*, général!... A vos ordres sévères

304 HÀTDÉE.

J*accoursi...

(S*arrétant.) Il dort!

(fl le contemple quel<jpies instants eu silence sur la ritournelle de Ttlv

Mdvtnt.)

AIR

A toi seul la puissance^ Et la gloire et ThoDrieur!

Moi^ je n'ai qu'une chance :

Je te hais!... je te hais !... c'est là mon seul bonheur!

Ta fortune^ Qui m'importune^ Longtemps m'humilia!

Mais patience, Bla vengeance Quelque jour t'atteindra!...

Jusque-là...

A toi seul la puissance.

Et la gloire et Thonneur!

Moi, je n'ai qu'une chance:

Je te hais!... je te hais!... c'est là mon seul bonheur! (lorédan, qui était étendu sur le canapé» se lève sur son séant pendant k reprise de Tair précédent; il prête Toreille et semble écouter un air vif

•I animé.)

MAUPIERI.

Us'éYeiUe!...

(U s*aTanee vers lui et B*arrèle étonné.)

Non pas !

LORÉDAN

AIR

Ah! que Venise est belle Et quels accents joyeux!

Mon palais étiocelle Ce soir de mille feux!

Ici, loin des profanes, « \

Amis, versez toujours! ;

Je bots à vos sultanes, ' ^i

Je bois à mes amours!

MALIPIERI, Texaminant avec étAinemeit* délire!... ô prodige!... il dort!

LORÉDAN', assis devant la table et continuant son rêve. Voici des dés... voici de l'or!...

(il a Vair d'agiter des dés dans un cornet et de les rouler sur la tablov)

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