‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 27 sur 276 · ACTE h SGKNE UI · texte numérisé non relu

ACTE h SGKNE UI

ROMANCE

PREMIER C0I3PLET

Oui^ devant moi^ droit comme une statue^ Humbles étaient son air et son maintien!

Son âme ingénue Était tout émue A ma me.

Je loi plaisais! ... et je le voyais bien; Mais comment faire^ Et le moyen De s'empêcher de plaire ?••• Pourquoi Sur moi CSe regard si sévère?

Mon frère! mon fk'ère.

Calme-toi!

S'il m'aime, hélas! c'est malgré moi!

DE1JX1ÈME COUPLET

Bien loin qu'il veuille ou tromper ou séduire^ J'ignore^ hélas! son nom^ et lui... le mien!

Tout bas il m'admire^ Et sans rien me dire^ Il soupire!

Je Tois qu'il m'aime... Ah! je m'en doute bieiU

Mais dis toi-même

Le moyen

D'empêcher qu'on vous aime*

Pourquoi

Sur moi

Ce regard si sévère, ete.

CARLO

De sorte qu'il ne connaît pas ton nom^ et qu'il ne sait pas même qui tu es?

CASILDA.

Oh! mon Dieu non! Mais c'est égal... j'étais bien tranquille... bien heureuse... je travaillais toute la journée à ma fenêtre...

CARLO; tivement.

A ta fenêtre!...

CASILDA.

Qui| irère... parce qu'elle donnait , de l'autre côté; sur les

KO LA VART BO SUBLE.

jardins du palais... dont ks ^oads arbres nous apportaient l'ombre et la firaîcUe^. Je tray^Uais dooa- svec mes compagnes^ en fredonnant les boléros que tu m'as appris, surtout rair du pays, qiie notre pauvre inère répéab en nous berçant... et un jour que j'achevais de le chanter, j'entendis applaudir sous le balcon... c'étaient deux cavaliers enveloppés de leurs manteaux, et qui, depuis plusieurs SfAn, se promenaient dans la rue.

C'était lui...

OASlLIiâ.

Oh! non!... je l'aurais rcféonniti!... Ils s'éloignèrent rapidement. Mais le lendemain, uii homme d'un âge et d'une figure respectables vint nous difé. c(u'une gràu^ dame, à qui l'on avait parlé de mes talents, voulait avoir une robe de cour faite par moi.

CARLO

Il n'y avait pas de mal. . .

CASaDA.

Non; mais il ajouta que cette ^ame. était indisposée, qu'i) fallait aller lui prendra P^ui^e çk^^ <^e. So^ carrosse était en bas , et comme j'hésitsiis , la seaora Ùrr«D^ y mit tant d'histance , qamg^iSi»* ctt nouç partîmes, n^i ^1 U WIK monsieur à la figure respectable; La voiture foulait 4^uis bien longtemps... Mais nous allions, disailrÂ, à l'aufl^ bout de Madrid; bientôt je n'enteadlt pthi9 !• m^nvonriftel le bruit de la ville. . . Je m'élançai à la portière foi était fermée. Nous étions sur la grande route, et mon conipagiMitfi de voyage a(aiM>ua que cette grande dame habitait la emûp^^È»} mm qti'on me ramènerait le soir même; que c'é^jût convenu avec, la senora Urraca... Qw vowrmisrjfi Wv^t Carik^?.*. Ifiai ç|^e( qy^ §âptft e^ipsent été inutiles... J'étais en leur puissance; il fal||}| f^fonfi^ ^ ^ croire, et après plusieurs lv9i^re| de marche , nous arrivâmes à Ut nuit k um riche ha^tatijon, des làw^ ^(IqI c^rés, des lus. très étji^^J^ai^... ^ un sf^gççur jeiuie, ^s^t e\ d'upe pï^ysionomie noble et distinguée, me dit en sMoiant : B.a^ûx^vous, senora; demain ^fpi^çj^e^^ loa femme pourra vous recevoir. D'ici là, calmez-vous, voici votre app^^4einent e^ 4^ plus votre souper. Ne craignez rien... Je vous laisse... Et il sortit en fermant U, per^.

Acm i^ 8cÈmi m. ai

Ma pauvre sœurl

Ah! je ne perdis pas courage,., ear Je pensais à toi et Imt mère^ et dès que je me vis seule... j'ouvris une des fenêtres; elle n'était pas bien haute et donnait sur de vastes jardins , oh, à l'aide de mes draps, je fus btehtôt descendue... Je courus devant moi jusqu'à... tui Wïr d'encetùtë mt l'on réparait, et qu'une brèche me peftiitt de franchie... Depuis Ce momèiit , je

écrite monfrère^etje itècrpàsplûs tieo.MCMTJ^s^^^ toi...

CàELO.

Tu as raison, sœur; il nefai^t plus retourner à Madrid. L'infâme à qui je f ftvais CQQfiife |fffitew4iitJI^^ ^^^ ravisseurs.

GASUJ>A<

Je savais que c'était aujourd'hui jouir db ttte«*«

CAitO. ,

Jour de Saint-Jc»m !

CASILDA.

Et que tu devais toucher l'or^ ft Notr6>Daitfè-des-Bois.

CARLO

C'est fait, et après la (^témonie fat pitflé & tnadame l'abbesse, qui consent à te garder pçQçtonnalrç, | condition... que toute l'année je chanterai Içi.P^!'^ rien«

* CÀSILOA.

Ah! mon pauvre frèreî encore un j^ie^faiC Non , sœur, mon devoir et pas àùire chose.

Amitié, constance et courage.' Et pour bri^ter li^s jours d^orage^

Notre mèrQ a sar mw la» i^iH '

CAai«o.

Rien à craindre pour toi daas e» piw» wii«.

BS lA FART DU DIABLS.

CASILDA.

Maû lai! mon frère^ lui!... je ne le yerrai plus!

CARLO

Ah! bannis de ton cœur un espoir inutile...

GASILDA.

L'oublier!...

CARLO

n le faut!... tes yœux seraient déçus»

le connais les desseins de sa noble famille!

CASILDA.

Je l'aimais tant!

CARLO

Sa naissance et son rang L'éloignent d'une paun'e fille.

CASILDA.

le l'aimais tant!... nouYelles douleurs I

CARLO

Allons! allons!... sèche tes pleurs!

ENSEMBLE

Amitié^ constance et courage!

KD 1»« *" '"""^» «'"« Notre mère a sur nous les yeux!

CARLO

Oui> dans cette sainte demeure^ Madame Tabbesse t'attend!

Adieu^ car bientôt Yoici llieure Où l'on Ya fermer le couvjnt!

, CASILDA; pleurant.

Te quitter!...

CARLO; donoemêot Il le faut.

CASILDA; de même.

Tq reviendras!...

CARLO; Tembrassaiit.

Bientôt.

ENSEMBLE

Amitié, constance et courage; Pour nous Ta s'apaiser Torage ; Tout me dit que, du haut des cieox;

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