SCÈNE IIL
CARLO, CASILDA, entrant par la droUe.
CARLO
Enfin, c'est ma sœur!... Te voilà donc arrivée... c'est bien beui^eux!
CASILDA y voulant TambraiNr.
Mon cher Carlo! mon bon frère!
CARLO
Un instant... Qu'est-ce que c'est que cette lettre que j'ai reçue de toi... et pourquoi vouloir quitter Madrid?
CASnJ)A.
Tu vas commencer par me gronder!
CARLO
Non , sans doute. . . mais que veux-tu que je fasse de toi maintenant?... Est-ce qu'un pauvre musicien, tel que je suis, peut, avec une jolie tille sous le bras, aller chanter ou toucher l'orgue dans les couvents de moines... et sans madame l'abbesse, qui m'a déjà promis sa protection... Mais avant tout, raconte-moi ce qui t'a forcée à quitter la maison où je t'avais placée?...
CASILDA.
Oui, à Madrid... chez la senora Urraca, une célèbre couturière...
CARLO, TlTement.
Oh ! mon Dieu ! ne venait-il pas souvent chez vous un jeune homme qui demeurait vis-à-vis vos fenêtres ?.••
CASILDA.
Qui te l'a dit?
CARLO
Un élève en théologie?...
CASILDA.
Une de nos meilleures pratiques... Il achetait tous les jours des robes et des mantilles.
CARLO, à part.
C'est bien cela !
CASILDA.
Et j'avais bien soin qu'on ne lui vendit pas trop cher.,, car il ne marchandait jamais.,, ^t puis si dpux, si honnête, si ti^