ACTE II, SCÈNE II
LA REINE, qui s'est assise sur un fauteuil, à gauche, ayant Carlo debout à sa
droite.
Qu'il approche!
RâFâEL, mutant un genou en terre.
J'apporte à Votre Majesté les dépêches de mon général.
Et c'est vous qu'il a chargé d'une mission aussi importante^ vous un simple enseigne?...
RAFAËL, timidemeat.
Oui, Madame.
Cela n'est pas juste! Relevez-vous, capitaine Rafaël!
RAFAËL, étonné.
Qu'entends-je! (levant les yeui, et apercevant Carlo revêtu dliabits ma* gnifiques, debout, à c6té delà reine, il pousse un cri.) Ah! (a part.) As-
modée!
Qu'avez-vous donc?
RAFAËL, balbutiant.
Le trouble, l'étonnement.., (a part.) C'est-à-dire, non... cela ne m'étonne plus !
LA REINE, prenant le brevet et un autre papier des mains de Carlo.
En voici le brevet que vous avez mérité; et de plus, pour son équipement, un jeune capitaine peut avoir besoin de quelques centaines de piastres... ce bon sur le trésor vous prouvera que...
nous y avons songé. (Elle lui donne un second papier.)
RAFAËL, sUnclinant.
Ah! Madame...
Adieu, capitaine... adieu! (Elle sort.)
RAFAËL, stupéfait.
Je ne puis en revenir encore... un brevet de capitaine... un bon sui* le trésor! me voilà riche ihaintenant ; je peux chercher par toute l'Espagne et découvrir celle que j'aime!...
CARLO, à part.
Enlever ma sœur!... imprudent!... (Haut, et tendant la main.) Un instant... et ma part f
RAFAËL, étonoé.
Comment?...
CARLO
J'ai tenu mes promesses, à loi de tenir les tiennes, (ui mon-
T. viii, ;,
trant le Ittttek et le boa mt k trésor.) Ce que lU VOUdl^S^ Tuil OU
l'autre I
P.AFAEL.
C'est juste!... C'est dommage... mais un gentilhomme n'a
que sa parole. (Regardant lo brevet.) A mol U gloire... (Ooiinant le
boa à Carlo.) A tûi laricliesse!...
CARLO
Adieu! capitaine. Adieu! (a présesteU main àRafoëL)
RAFAKL^ sans lui donner U laaio, qu'au coatraire il letire.
Adieu! adieu.