‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 40 sur 276 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

BAFAEL.

Je Teiix te pronver sans réplique.

Quel pouvoir secret et magique Me gnide et veille sur mou tort.

Gomme enseigue, je viens de recevoir mu paie^ Quarante beaux ducats^ et je veux les doubler. (Lui présentant sa boone.) Va les jouer!.,, et que rien ne t'efh'aiel

VAR6A8, bflflMann Quatre ou cinq seulement...

RAFAËL, lut tcodaot sa bourse.

Prends.

lABCASi ymant ^itlqutf pièeci d>r.

Voyons que j'essaie!

Car son aplomb commence à me faire tfôbibler!

(il s'approcbe de la table & gaoebe et a Tair de demander aux officiers la permission de jouer, que cenx-ei loi accordent en riant. — n place son argent. — Chacun fait tour à tour rouler tes dés.)

BAFAEL^ <in r^^'iicu du tbéltre, regardant en riant le groupe qui est à gauche. Vous qu9 la sagesse importune^ juc l'aspect de Ter fait rêver!

Venez défier la fortune!...

Elle aime qui sait la braver!

Pour qne nos jours gatment s'écoulent^ Que les dés roulent, roulent, roulent...

Espérer... c'est jouir.

Vivent les dés et le plaisir.' (Toyant Yargas qui quitte la table et qui Tient à lui d*un air joyeux.) Eh bien ! mov cher?

▼AKGAS, riant.

Eh bien! que vous disais-jeV

RAFAËL^ riant.

Gagné

Perdu!

VARGASy de même.

RAFAËL, avec oolAre.

Perdu!... cela ne se peut point!

TARGAS.

C'est pourtant vrai !

RAFAËL, se frappant le front.

C'est juste, et j'ai tort en ce point^ Ce n'est pas toi! c'est moi que le démon iirot<;^2:p.

80 I^ l'ART DU DIABLE.

Et tu vas voir!

YARGAS, efftayé.

Comment!

RAFAËL, passant à la table.

Ces trente-cinq ducati D'un seul coup!

CHOBUR d'officiers.

Nous tenons !

VARGAS, à Rafîaël, qui tient de jeter sa bourse sur la table.

Quoi! vous ne tremblez pas?

RAFAËL

Moi ! ... je tremble pour eux !

(8*approehaot d^ la table pendant que ebacmi roule les dés à s«n tour.)

DEUXIÈME COUPLET

L'ardeur qui dévore leur àme^ De la mienne Tient s'emparer!

On dit que la fortune est femmo!

Ses rigueurs la font adorer ! ,

Gatment que les heures s'écoulent^ Que les dés rooleot^ roulast^ roulent.*;

Espérer, c'est jouir!

Vivent les dés et le plaisir!...

(Sor la ritournelle du eouplet précédent, on présente à RafaSl un eomet ou ■ont les dés. — Il les agite et les roule sur la table, puis s^éloigne sans les regarder^ au moment on Carlo entre par la porte de droite.)

TOUS LES OFFICIERS, regardant.

Gagné !

ARGAS, reprenant la bourse de Rafaël et Targent qu*il vient de gagner,

le lui portant.

Gagné! grand Dieu!

Mais c'était immanquable!

Bt tu vas voir encor!...

(Carlo entre dans ce moment par la porte à droite.)

CARLO^ à part.

Le malheureux^ héla!ff Va tout perdre à la fois!

^ RAFAËL

Soixante-dix ducats!

CARLO9 Tarrètant par la main.

Non^ trente-cinq!

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