ACTE II, SCÈNE IH
nesaisoù, un intrigant que nul ne connaît, entre à toute heure, sans se faire annoncer, chez le roi et chez la reine, et exerce ici une influence incompréhensible, et qui tient du prodige!
RAFAËL, étoimé.
En vérité!
VARGAS
Tout à l'heure encore, il était dans cet appartement, en • tête-à-tête avec la reine.
RAFAËL, iriTemeut.
Tu crois?...
VARGAS
Je viens de le voir sortir...
RAFAËL
Pourpomt rouge, manteau noir!
VARGAS
Justement!
RAFAËL, riant.
Ah!... ah!... ça ne m'étonne pas... tout s'explique...
VARGAS, étoimé.
Ck)mment?
RAFAËL
Rien de plus naturel... c'est lui... c'est mon prolecteur... ou plutôt mon associé...
VARGAS
Que voulez-vous dire?
RAFAËL, à demi voix
C'est Asmodée...
VARGAS
Allons donc!...
RAFAËL
Asmodée lui-même, que tu voulais m'empêcher d'évoquer au caiTcfour de la forêt... et je l'ai fait... et il est venu à ma voix...
VARGAS
Ce n'est pas possible!
RAFAËL
Pas possible!... est-il ignorant, mon précepteur... ou plutôt incrédule... mais puisqu'il faut te convaincre...
VARGAS
Cela me fera plaisir... ^
RAFAËL
C'est lui qui m'est apparu en paysan dans la forêt, et que j'ai ti*ouvé tout à Theure couvert d'habits magnifiques, et se tenant à la droite de la reine... c'est lui qui m'a fait obtenir mon brevet d'enseigne... et là-bas à l'armée, devant les balles et les boulets, ils hésitaient... moi je m'élançais sans crainte...
VARGAS, effrayé.
Ah! mon Dieu! vous faire tuer...
RAFAËL
C'est ce qu'ils disaient tous... et tu le vois... pas une blessm*e... mais, en revanche, de la gloire, des honneurs... le brevet de capitaine... (Le tirant de ta poche.) Lis plutôt...
VARGAS
C'est à confondre... et pourtant...
RAFAËL
Et si tu veux que je te présente et qu'il te protège. •
VARGAS
Voulez-vous vous taire!
RAFAËL
C'est un peu cher... cinquante pour cent... moitié dans les bénéfices.
VARGAS, voyant s^oQTrir les portes du fbnd.
Silence... on vient... et l'inquisition...
RAFAËL
Bah!... rinquisition, ça nous est bien égal à nous autres!...
Vargas lai met la main sur la bouche et regarde eeax qui entrent.)
VARGAS
Ce sont les officiers des gardes qui, en attendant la messe du château, viennent jouer comme à l'ordinaire.