SCÈNE XV
VARGAS, RAFAËL, CARLO, amené de la seconde porte à gaucbe, pnr des familiers da saint-office. FRAY ANTONIO ET TOUS LES INQUI- SITEURS.
CARLO, se débattant.
Que me yeut-oo. Messieurs?
CHOEUR
Dans sa justice.
Le saint-office Veut leur supplice.
Allons! marchez...
Que soit punie Son hérésie!
Livrez Timpie A nos bûchers!
CARLO
Écoutez-moi du moins...
CHOEUR
Non... non!
CARLO, se désespérant.
Hélas ! la reine Pour Aranjuez vient de partir!
YARGAS, h Rafaël et secouant la tête.
Du démon la puissance est vaine!
GAILO^ ft*élançant vers la porte à gauche gardée par deus halld>ardtert. Mais au roi je puis recrurir...
TOUS
Non pas!
FRAT ANTONIO, montrant le cabinet du roî.
De par le roi^ nulle puissance humaine N'en peut franchir le seuil!
CARLO, à part, k gaucbe.
ciel que devenir!...
YARGAS, bas, à Rafaël, qui est toujours dans le fauteuil à droite. Et vous ne tremblez pas?...
RAFARL.
Je ris de Irur fnl^rc! • T. tiii. ^
VAnGAS.
US réfléchissez doDC. . .
RAFAËL
Pourquoi me déranger!
^*U y va de tos jours!
RAFAËL
Ce D'est pas mon affaire^ C'est à lui de me protéger !
CHOEUR
Dans sa justice, Le saint-office Veut leur supplice.
Allons^ marchez!
Mort à l'impie !
A l'hérésie !
Livrez l'impie A nos bilchers!
YARGAS^ bas, à Rafaël.
Le supplice s'apprête!
CARLO, à part.
Espérance dernière 1 ^Haut, à Fray Antonio.) Qu'à Dieu du moins j'adresse ma prière!
tS^ rapprochant du catûnet du roi, et sur le moHf de la romance du premier
acte.) roi de la terre I puissant seigneur I Entends la prière De ton serviteur!
Si parfois ta peine Par lui se calma.
Viens calmer la sienne...
Dieu te le rendra!
(Ba ce moment la porte du cabinet s'ouvre, mais personne ne parait encore.)
CARLO, à part.
La porte s'ouvre!... Il enlend... il est là!...