‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 59 sur 276 · ACTE II, SCÈNE XV. lOl · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XV. lOl

(faisant un geste aux geni qui dans ce moment entraînent Rafaël.)

(a part.) Do instant^ Messieurs... Son maril

ENSEMBLE

FERDINAND, à part.

Ociel! qa*eDtend8-je? où soif-Jo^

Mais le ciel qui l'exige^

An silence m'oblige;

Épargnons son destin.

Oui, l'hymen qui rengage V

Le sauve de ma rage^

Et fait taire Torage,

Qui grondait dans mon sein.

ANTONIO ET LE CHOEUR, regardant Carlo.

surprise! ô prodige!

Il commande!... il exige,*.

A sa 7oix, il dirige Ce puissant souverain.

Je comptais, dans ma ragOj Sur son prochain naufrage; Mais il parle!... et Torage Se dissipe soudain!

VARGAS

surprise! ô prodige I Ah ! j'en ai le vertige.

Gomme il veut, il dirige Un puissant souverain ! Par un fâcheux présage.

Je craignais un naufrage; Mais il parle... et l'orage Se dissipe soudain.

t RAFAËL.

J'attendais ce prodige Auquel l'honneur l'oblige; Il doit, quand je l'exige, YciUer sur mon destin.

(a Yai^as.) Déjà, perdant courage.

Tu craignais un naufrage; « Mais ii parle... et l'ora^ Sç dissipe soudain,

lÛÎ! LA 1»ART DO DIABLE.

CARLO, regardant RafaëU

A tromper, il m'oblige ;

Mais son salut Teiige ;

Que le ciel me dirige

Et me guide en cbdoiit I

Pour détourner l'orage^

H&tODs ce mariage.

Sinon, tout me présage

Un naufrage certain.

CARLO, tas, à Ferdinand. Pour mieux calmer encore le trouble de votre km9, Ordonnez qu'il s'éloigne à l'instant du palais.

FERDINAND

Nonl...

(a part.) Il emmènerait sa femme!

Et ne plus la voir I... ah! je ne pourrai jamais! (Haut.) Don Rafaël! approchez...

RAFAËL, timidement.

Qui? moi, sire?

FERDINAND

D'un instant de colère, oubliei le délire.

Vous êtes libre !

RAFAËL, YARGAS, FRAT ANTONIO, avec étonncment. ciel!

FERDINAND

J'annule cet arrêt!

le TOUS attache à ma personne.

RAFAËL, serrant la main de Carlo.

Merci.

FERDINAND

Je vous donne Dans mes gardes le brevet

De colonel!...

RAFAËL, bais à Carlo.

Merci!..»

TARGAS.

J'en reste stupéfait!

(a Rafaël.) Et tout cela* n'a rien qui vous étonne?

RAFAËL

Je te l'avais bien dit ; pourquoi me déranger?

AOTE n^ SCENE XY. 103

(Montrant Carlo.) C'est lui qui doit me protéger.

ENSEMBLE

FERDINAND

Doux espoir! doux prestige!

Mon amour qui l'exige, De son époux m'oblige A parer le destin.

Amour, toi qui m'eogagei.

Dissipe les nuages; Viens calmer les orages Qui grondent dans mon sein.

YABGA8.

surprise ! ô prodige !

Ahl j'en aile vertige !

Gomme iWeut, il dirige Un puissant souverain!

Par un fâcheux présage.

Je craignais un naufrage ; Mais il parle... et Torage Se dissipe soudain!

RAFAËL^ à Targaft.

J'attendais ce prodige v Auquel ThoAneur l'oblige, ete.

CHOEUR DES INQT7ISITEURB*

surprise! ô prodige!

11 commande, il e^xige ; A sa voix, il dirige, etc.

CARLO, regardant Rafaël.

A tromper, il m'oWige; Mais son salut l'exige.

Que le ciel, etc.

(Ferdinand, appuyé fur le bras de Carlo, rentre dans Ma «abinct, à gauche. Rafaël, suivi de Yargas, passe au milieu des inquisiteurs, qui s'inclinent devant lui; Rafaël le montre à Yargas, d*un air de triomphe, et sort par la porte dn fond.

Page 1