‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 78 sur 276 · ACTE l, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE l, SCÈNE I

BOLBATA ^ le retenant.

Nous repartirons ensemble... La pluie tombe déjà... Et je TOUS demanderai le temps de jeter un coup d'œil sur les papiers de la succession... Ce ne sera pas long... je suis seul héritier!

MATRÉA^ à part.

Hélas! oui...

SC1PI0N

Cest pour cela que vous avez passé par iclt

BOLBATA.

D*abord... et puis pour une autre raison... A la dernière auberge où j'ai couché , au pied desAbnuzes, on a parlé toute la soirée d'une voix mélodieuse qui, depuis quelque temps, se fait entendre sur dififérents points de la montagne.

scipicm.

En vérité?

Une voix qui est, dit-on, fort belle!... car tous les voyageurs s'arrêtent pour l'écouter, et cherchent à la suivre, au risque de se casser le cou dans les précipices!

SCVION.

Allons donc!

BOLBATA.

C'est, dit-on, au sommet de la montagnéi. aux environs du presbytère, que la sirène se fait entendre oe préférence... Et comme je cherche partout une voix, et surtout ime' voix magique , j'ai voulu aller aux informations.

SCIPION

Et Mathéa, votre servante, qui est du pays, vous dira que c'est une fable!

MATHÉA.

Une fable! plût au ciel ! mais, par malheur, ce n'est que trop vrai!

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