‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 113 sur 211 · SCÈNE tl · texte numérisé non relu

SCÈNE tl

MATHIEU, icifi.

Plus je prends d'informations, plus cela me convient... et je suis heureux que cela me convienne, car après tout ma pauvre Hélène Taimc de tout son cœur... et si je refusais, si je disais non: elle obéirait sans se plaindre, je la connais; mais elle en mourrait... et je ne veux pas qu'elle meure! je

i68 AMITIÉ!..

le lui donnerai! le difllcile maintenant est d'entamer cette affaire-là... je ne peux pas , de but en blanc, lui jeter mes cent mille écus et ma fille dans les bras^ et s'il avait d'autres idées, d'autres pi-ojets, exposer mon enfant à l'aflront d'un refus... il faut conduire cela habilement et le faire sonder par un tiers, par un ami... à moi... ou à lui... M. de Mailly, par exemple, vient souvent à la maison voir Léopold...

Air du Dieu des bonnes gens.

V\déQ est bonne, à part moi, je m'en flatte, Gonflons-lui ce rôle délicat !

Eu qualité d'apprenU diplomate Il est adroit; d'abord c'est son état!

Et comme auteur, si j'en crois ses ouvrages, A son savoir, je puis avoir recours :

Il doit, parbleu, s'entendre en mariages :

Il en fait tous les jours.

C'est dit : je l'inviterai celte semaine , mercredi ou jeudi à dîner, ici, avec moi, en tête à tête... et entre la poire et \e fromage , comme disaient nos aïeux y nous entamerons notre négociation matrimoniale !

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