BERNA VILLE
Mieux que cela, l'aimer... il cire aimé d'elle... {a uadelaing.) Eh bien! Madelaine... ce Champagne?
ItADELALNE.
Voici! voici! (a part.) M. Mathieu avait raison, c'est un dlat bien dangereux!., {me son.)
DLBCISSON.
Voilà une profession dêliraïite ! voilà ime position pour laquelle je sacrifîcrais toute ma fortune si j'en avais, et la charge de mon agent de change si elle était à moi!
LÉOPOLD
Qu'à cela ne tienne! celte biluation si hciireuse je te la céderai de bon cœur.
DCBUISSON.
Dis-tu vrai?
LÉOPOID,
DUBIIISSO.N^ hors de lui.
Ce n'est pas possible... je ne puis y croire... tu renoncerais à Malvina?
BERNAYILLE.
Qu'est-ce qui te prend donc, Dubuisson? est-ce que tu es malade?
DUBUISSON
Mais c'est que je l'aime!., c'est que j'çn suis fou... c'est que toutes mes économies je les emploie à aller tous les soirs...
Voir mes pièces?
DUBOISSON.
Non! voir Malvina!.. le pins près possible. C'est cher... mais c'est dgal!
Air : Qu'il est flatteur d* épouser celle.
Afin de l'admirer sans peine, Il n'est place de trop haut prix :
Orchestre, balcon, avant-scène...
Au premier rang, j'y suis assis.
Elle paraît... je perds la tête, •
Je sens les jambes me manquer; Et, grâce auciel, j*ai lair si bote...
Qu*elie aura dû me remarquer.
LÉOPOLD
A telles enseignes qu'elle m'avait prié un jour de te présenter à elle...
DUBUISSON
Dans sa loge... je m'en souviendrai toujours; elle jouait ce soir-là la Mme du Vaudeville... un maillot couleur de chair... une robe de gaze si transparente... tout ce que je pus faire en la regardant fut de balbutier ces mots : Ëift-ce a mademoiselle Malvina que j'ai l'hotineur de parler?., demande qui était absurde^ car c'était évident!.. £t lu renonces à un paiel trésor... pour moi... pour un ami!., comment reconnaître jamais un si grand sacriilce!
LÉOPOLD
C'en serait un que je n'hésiterais pas, je te le jure; mais je n'ai pas même ce mérite... et je puis vous le dire en confidence, à vous, mes amis, je suis beureux de rompre des liens qui deviennent tembles... Malvina veut être épousée, elle y