‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 13 sur 211 · SCÈNE YI · texte numérisé non relu

SCÈNE YI

J'adore les arts... mais je n'aime pas les artistes; c'est bizarre, n'est-ce pas?... à moins qu'ils ne soient comme vous, miss Hélène^ adorables, enchanteurs!.. Et, attendu qu'il manque à ma collection un ouvrage de vous... j'en veux un... il m'en faut un!..

HELENE

Je vous remercie y milord, de l'honneur que vous voulez bien me faire... mais je n'ai pas de tableaux; je viens de vendre le dernier à monsieur Crosby.

CROSBT.

Le voici, milord.

TRESSILLTAN, regardant le tableau avee lo» lorgnon.

Un paysage!., avec de l'eau, de la verdure et des arbres. C'est justement ce que je voulais. C'est ravisâant! Et c'est monsieur Crosby, un marchand de tableau... au fait c'est son état... qui vient d'acheter celui-ci!.. Combien avez-vous payé cela, mon cher?,.

CROSBT.

Cent guinées, milord.

TRESSILLYAN.

C'est pour rien.

DUROCHER, k part.

Ahl mon Dieu!

TRESSILLYAN.

Je vous en donne cent cinquante.

GROSBY.

Non, milord.

Deux cents.

CROSBY

Cela m'est impossible, sur mon honneur...

TRESSILLYAN.

Alors!., deux cent cinquante, et n'en parlons plus... il est

à moi... (Appelant.) Holà!...

HÉLÈNE, bas, à Dnroeber.

Vous voyez bien!

DUROCHER, à part.

C'est à confondre!

CROSBY, & part.

Ah çà, est-ce que réellement cela vaudrait cela... si ce n'était la défense de lord Claveiing!..

TRBSSILLYAN.

Que Ton porte cela dans ma voiture...

GROSBT» hant à Tressillyan.

Pardon, milord... j'ai dit à votre seigneurie que cela ne se pouvait pas... c'est déjà vendu et d'avance pour l'Alleniagne

et pour la Russie... (ll prend le tableaa qni est sar le chevalet.)

DUROGimt^ à part.

Àhbah!

TRE8SILLYAN.

C'est différent... je n'insiste plus^ je prierai seulement miss Hélène de vouloir bien, pour le même prix^ m'en composer un dont je vais lui donner le sujet...

CROSBT, qui est passé près de Daroeber.

Eh bien ! Monsieur^ avez-vous peur encore que je ;ie m'en retire pas ?

DUROGHBR à demi voix.

Au contraire, Monsieur... votre fortune est faite... et la mienne aussi. .

GROSBY.

Que voulez-vous dire? ,

DUROGHER.

Ne retournez-vous pas à Londres?

GROSBY.

A l'instant... j'ai ma voiture qui m'attend.

DUROCHER

J'y monte avec vous, et en route nous parlerons affaires.. . et * vous verrez... je ne vous dis que celai

GROSBY.

A vos ordres^ Monsieur. (Lord Tressillyan eanse Btt ïïff Héfénet

et Grosby enveloppe le tableau dans une toile.)

DUROGHER, à part.

Quand il verra ma Niobé, ma bataille de la Moscowa... etc., etc... en tout dix tableaux... dix chefs-d'œuvre!., à six raille li^Tes seulement, l'un dans l'aulre... (a Grosby.) Je suis à vous, Monsieur. Soixante mille francs de capital... je me retire des arts...'

Air nouveau de M. Numa fils.

Venez, Monsieur, et donnez-moi la main; Vous allez être enchanté, je le jure, Venez, Monsieur, dans votre voiture.

Novs <?aiiBftrofls tout les deux en cbcmim Oui^ TAngleterrê et lai Fraoee^ hevrein sort

Dont mon cœur accepte l'augure !

Toutes les deui vont Àirt eikSo d'accord.

(a p«Fl.)

Par malheur ce n'esiqu'e» peiotare!

SN8E]f»iB.

DOROCHKR.

Venei, HoiiaieuT, et donoes-mai la main.

Vous allée être eoebant^, je le jure.

Venez, Monsieur, et dans ▼otre voiture Nous causerons tous les deun en cbemlo.

CROSBY

AUoDSj Monsieur^ et donnons-nous la main; Vous le roulez, j'en accepte l'augure.

D'être enchanté. Monsieur, je suis certain.

Nous causerons tous les deux en cbemin.

LORD TRB8S1LLTAN.

C'est bien beureux, ils s'éloignent enfin; Et de grand cœur je bénis l'ayenture :

C'est bien beureux, ils s'éloignent enfin, Et que le ciel les conduise en chemin.

HftLËNE.

Que me vent-il? ah? je le cherche en vaiB, Et singulière est pour moi l'atentore; Que me yeu(4I ? oui, je le cherche en vain, Noos Toilà seuls, il va parler enfin?

(Doroeher MrC iTee Grosby par !• porta en faad.)

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