SCÈNE VII, HÉLÈNE, TRESSÏLLYAN
HÉLÈNE, s'tsseyant et faisant algne à lord Tresslllyan de a*asseoir.
Je TOUS écoute, milord.
TRESâILLTAN
Je suis lord Primerose Tressillyan, maiypiis de Glenowal, le plus riche propriétaire du Northumberland... ce qui n*a pas empêché ma famille de m'eniFoyer à rUnivcHTsité. Otti> J'ai f)Bdt d'excellentes études.
HELENBk
Cela ne m'étonne pas, milord.
TRESSILLYAN.
Vous êtes trop bonne... J'ai passé trois ans à Oxford avec
lord Albert Clavering... et ce qui vous étonnera peut-être... par un hasard... par une fatalité obstinée... il l'a toujours emporté sur moi!..
HÉLÈNE
Et le sujet du tableau dont vous vouliez me parler.
TRESSILLYAN.
M'y voici! Lancé dans le monde, je me suis bientôt fait un nom par mes jockeys; mes chevaux , mes paris... que j'ai souvent gangés moi-même en personne. Car vous saurez que je suis extrêmement fort et extrêmement adroit!*.
HELENE
Je n'en doute pas, miiord.
' Je n'ai pas besoin de vous dire qu'aux dernières courses dISpsom».. j'avais des chevaux pur sang magnifiques... et AtcUante.,. qui jusqu'alors avait été favorite... engagée dans un dernier pari de six mille guinées... se laisse battre et distancer par qui?., par miss Babiole,,, jument de lord Clavering! encore lui... la même fatalité!
HÉLÈNE
Mais, miiord... ce tableau...
TRESSILLYAN.
Nous y aiTivons!.. je voulais, comme tout le monde... entrer à la chambre des comn^unes... j'avais un concurrent... un adversaire... vous le devinez, lord Clavering!.. et quoique je sois plus riche et de beaucoup... quoique j'aie dépensé, pour mon élection, dix mille livres sterling, rien qu'en porter et vin de Porto, nos électeurs qui avaient perdu la tête... qui étaient ivres... Font nommé... lui!., c'est comme une gageure.
HÉLÈNE
Mais, miiord...
TRESSILLYAN.
Plus qu'un mot et je conclus... 11 y a dans le monde une jeune et charmante lady... la reine de nos salons... une vivacité, une grâce, un esprit... je suis son chevalier... son partner habituel... et rien qu'en nous voyant danser ensemble la polka, la redov^a... chacun convient que nous sommes faits l'un pour l'autre... du reste, la ûlie d'un ministre, ce qui me permettrait de regagner la position politique que j'ai perdue! et quant à la préférence marquée... qu'elle daigne m'ac-