SCÈNE Vf
LÉOPOLD, MALVINA, entrant rapidement.
MALVINA
Ah! c'est afireux!». e'est indigne !.r
Quoi! tu sais donc?
MALYIMA.
Otti; je sais tout.
lAopold.
Ek bien ! il y a une pièce là-dedans !
MALYINA.
Une pièce sur sa trahison ?
LÉOPOLl».
Ouï, saiÉs doute.
MALVmA.
Scer mon mariage rompu?
tÉÔPOLiy, étonaé.
Ton manager
VAEYINA.
Tout était convenu avec Dubuisson... j'avais sa parole... mois ce sont ses amis... (a Léopoid.) pas toi... ses amis politiques qui Font fait changer d'idée.
LÊOPOLD.
De la politique à propos de toi !
âOO AMITIÉ!..
MALVINA
Eh! oui... Dubuisson n'a plus maintenant qu'un désir^ celui des honneurs et du pouvoir... il est le banquier de Topposition, qui par tous les moyens possibles veut renverser le ministèi^e actuel.
LËOPOLB.
Dont Bernaville fait partie... Et notre ancienne amitié?
I MALYINA.
Il s'agit bien de cela, quand l'ambition est de la partie!., si le cabinet est changé, on fait espérer à Dubuisson le portefeuille des finances; mais en même temps^ on à eu l'infamie de lui donner à entendre que son alliance avec la Comédie-Française, que son mariage avec Gélimène ou Bérénice» pouvait lui faire du tort et déconsidérer le parti!
> j LÉOPOLD.
G'eSt^ossible.
MALYINA.
Et moi qui avais déjà annoncé ce mariage au foyer à toutes mes amies!... Tu les connais! il n'y en a pas une qui ne me déteste! Quelle joie pour elles! quel affront pour moi; aussi tu comprends qu'à tout prix je me vengerai de Dubuisson.
LÉOPOLD
Toi!., et comment?..
MALYINA.
Est-ce que je ne sais pas la cause de sa fortune? Est-ce que je ne connais pas toutes ses affaires?.. Ton autre ami^ M. de Mailly, le diplomate, qui avait toujours besoin d'argent, était, comme chef de division, au fait de toutes les nouvelles extérieures; par lui Dubuisson savait^ en secret et avant tout le monde, les événements importants qui devaient amener la baisse ou la hausse... bien d'autres choses encore que je dirai!., sans compter que je puis le blcbser au cœur, le frapper dans ce qu'il a de plus cher! Écoute seulement la lettre que je viens d'esquisser... (Elle la tire de tt poche.) et sur laquelle 'j'ai voulu te consulter, rien que pour le style : « Mou cher Grésus... J'ai toujours pensé que, malgré vos trésors, vous étiez un pas grand'chose. Aussi je suis trop heureuse de renoncer à votre main, à votre fortune, et surtout à l'appoint que vous y mettiez, à votre cœur dont je ne me soucie guère. »
LÊOPOLD^ d'un air de reproche.
.Malvina!..