SCÈNE PREMIÈRE
FÉLICIEN, FRÉDÉRIC^ «« lenant embrassés.
Félicien!..
FÉUGIBK.
Mon cher Frédéric ! y a-t-il longtemps que je ne t'ai vu !
rRÊDÊRtd.
Dame! deux années sur mer! mais aûjssi j'ai mon premier grade!,, aspirant de marine... Et toit
FÉLICIEN
Tel que tu m'as laissé en sortant du collège. Quand je veux^ comme toi, me faire soldat et servir La république, mon père s'écrie que le fils unique de M. Dubuisson, l'un des plus riches banquiers de Paris, n'a pas besoin de prendre un état ! N'estce pas, Malvina, dit-il à sa femme, il ne doit pas nous quitter? et ma mère est de son avis; ma mère, qui est un peu dévote, et qui veut tous les jours que je lui donne le bras pour aller à la messe ou au sermon...
FRÉDÉRIC
Pauvre Félicien !
FÉLICIEN
Ce qui m'ennuie bien un peu; je te le dis à toi, mon ami de collège, mon meilleur ami, parce que je te dis tout !
FRÉDÉRIC
Et moi si je ne t'avais pas, je serais bien malheureux! tant de chagrins m'accablent !
FÉLICIEN
Me voilà! parle vite!..