‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 145 sur 211 · TOUS LES QUATRE · texte numérisé non relu

TOUS LES QUATRE

Air : Ah! quel plaisir de retrouver (Finale de JisAimor et Colin).

Beaux jours de notre eofance, Vous Toilà revenus.

FRÉDÉRIC ET FÉLICIEN, i part, regardant Céaile. Près d'elle, d'espérance Que mes sens sont émus!

CÉCILE

ciel ! en sa présence , Que mes sens sont émus.

LÉOPOLD

De plaisir, d'espérance, Que leurs cœurs sont émus.

^i4 AiriTiÉ!..

lÉOMLD.

AIR : Cest la plus belle (de Jeanne d'Arc).

(Regtrdant lei jcvaes gens.) Leur front rtyonne.

Je crmi voir le priotempt Près de l^automoe.

LES TROIS JEUNES QEm, L'automiie est le boa temps.

FRÉDÉRIC

Le temps oÙ Ton recueille L'abondance et les fruits. LÉOPOLD, à part.

Où l'arbre perd sa feuille^ Et rhomme 6«s amis!

Es»«7«M vM Itfoie et se vetovriiaiit gaiement Ters les trois Jeunes gens.)

ENSEMRLB.

Beaux jours de notre enfance^ Vous voilà revenus.

LiOPOLD^ ft Cteik.

Eh bien! ma petite Géciie, comme te voilà émue et tremblante !

CÉCILE^ ckerehaat à se remettM.

Dame!., de revoir ainsi... et sans s'7 attendra*., des anciens amis d'enfance... c'est-à-dire M. Félicien, je Tai vu hier, mais M. Frédéric...

FÉUCIEN, à Gé«île.

Oui!., c'est lui... dont nous parlions si souvent!

FRÉDÉRIC

Su vérité?..

CÉCILE

Tous les jours !..

FÉLIGIBN.

N'est-il pas notre frèret.. ah! mieux encore, notre ami... Et tout à rheure, nous nous disions ici même...

FRÉDÉRIC

Que rien ne pourrait nous désunir.

LÉOPOLD, so orient.

Rien!..

FÉLICIEN

Que notre sort pourrait changer...

AGT8 ni, SCÈWE III. 215

FRfiAÉaiG.

Mais jamais notre affection; nous nous le somoies promis, n'est-ce pas ?

CÉCILE

Et moi, mes compagnons 4'<iiifance... ne suis-je pas aussi du serment?.,

FfiLICIEN CT FRËDfiBIG»

Oui, saji9 doute! (£tei»4aA» )a main.) £ii bien! donc...

CÉCILE KT hEB DEUX JEUNES GENS.

Nous le jurons!

LÉOPOLD, à part.

Voilà comme nous étions... il y a une trentaine d'années... & peu près... Pauvres enfants! il faut leur pardonner... ce n'est pas leur faute : ils ont dix-huit uisl (▲ ^n, pendant ^ue

Les jeunes ^ns eansent ensemble, debout, prés de Cieile qui est assise.)

Au à'Aristippe.

Le temps, ce précepteur sévère

Auquel on ne peut échapper,-

D'une espérance meosongèrd

Saura trop tôt les détromper.

Ne leur montrons pas le nuage^ Et laissons-leur, puisqu'il est éloigné , L'illusion... compagne de leur âge!..

C'est toujours autant de gagné!

FÉLICIEN, cessant de causer avec ses amis.

Dieu!., voilà midi!., comme le temps passe!..

FRÉDÉRIC

Entre amis !

FÉLICIEN.-

Il faut que j'aille conduire ma mère à la messe. Elle rend aujourd'hui le pain bénit.

LÉOPOLD, à part.

Malvina, dame de paroisse !.. Après tout, c'est juste! nous sommes en révolution.

FÉLICIEN, à Cécile.

Eh! mon Dieu! oui! Adieu, Mademoiselle, (a Frédéric)

Yiens-tu? (Les deux jeunes gens sortent par le fond % drMle.)

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