‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 146 sur 211 · LÉOPOLD, CÉCILE · texte numérisé non relu

LÉOPOLD, CÉCILE

LÉOPOLD

Les braves jeunes gens! quel air de loyauté et de fran-

chise! surtout Félicien... c'est écrit sur ses traits; on dit qu'il ressemble à son père...

GÉCILB.

Oh! pas du tout!

LÉOPOLD

N'est-<;e pas?.. Mon enfant, j'apporte à ta mère de mauvaises nouvelles. De Mailiy, ton père» ne t'a rien laissé, que des dettes... Et moi, le théâtre, ma seule ressource, ne rapporte plus rien. La république a trop d'afiaires pour aller au spectacle... et Paris n'a pas le temps de s'amuser... ce n^est pas sa faute, c'est plutôt la nôtre , à nous qui ne l'amusons pas. Que veux-tu ! on se fait vieux, on n'est plus gai. Mais on est encore heureux du bonheur de ses amis... Et puisque ta mère est trop souffrante pour me recevoir , raconte moi comment elle et toi , que j'avais laissées dans une mansarde, je vous retrouve dans l'hôtel du banquier Dubuisson...

CÉCILE

Nous avons reçu un matin un petit billet, par lequel il nous priait d'accepter un logement chez lui.

LËOPOLD.

Dans cet hôtel ?

CÉCILE

Qui est magnifique... (Slle tt s'MMoir à gtueba, prés d'ane uble de jardia», tooi an bosqaet.)

LÉOPOLD

Et tout neuf!..

CÉCILE

11 vient de le faire bâtir sur des terrains immenses achetés par lui au boulevard Popincourt.

LÉOPOLD

Attends donc! mais en efiet... il me semblait reconnaître cet emplacement... c'est celui de la Pomme d'Or... .xa ancien restaurant.

CÉCILE

Précisément.

LÉOPOLD

Mon rêve réalisé... par lui... je Ten remercie! (a G4«u«.) C'est un souvenir, n'est-ce pas?

CÉCILE

Je n'en sais rien. Sa femme nous a dit que c'était une opé-

Page 1