LÉOPOLD, CÉCILE
LÉOPOLD
Les braves jeunes gens! quel air de loyauté et de fran-
chise! surtout Félicien... c'est écrit sur ses traits; on dit qu'il ressemble à son père...
GÉCILB.
Oh! pas du tout!
LÉOPOLD
N'est-<;e pas?.. Mon enfant, j'apporte à ta mère de mauvaises nouvelles. De Mailiy, ton père» ne t'a rien laissé, que des dettes... Et moi, le théâtre, ma seule ressource, ne rapporte plus rien. La république a trop d'afiaires pour aller au spectacle... et Paris n'a pas le temps de s'amuser... ce n^est pas sa faute, c'est plutôt la nôtre , à nous qui ne l'amusons pas. Que veux-tu ! on se fait vieux, on n'est plus gai. Mais on est encore heureux du bonheur de ses amis... Et puisque ta mère est trop souffrante pour me recevoir , raconte moi comment elle et toi , que j'avais laissées dans une mansarde, je vous retrouve dans l'hôtel du banquier Dubuisson...
CÉCILE
Nous avons reçu un matin un petit billet, par lequel il nous priait d'accepter un logement chez lui.
LËOPOLD.
Dans cet hôtel ?
CÉCILE
Qui est magnifique... (Slle tt s'MMoir à gtueba, prés d'ane uble de jardia», tooi an bosqaet.)
LÉOPOLD
Et tout neuf!..
CÉCILE
11 vient de le faire bâtir sur des terrains immenses achetés par lui au boulevard Popincourt.
LÉOPOLD
Attends donc! mais en efiet... il me semblait reconnaître cet emplacement... c'est celui de la Pomme d'Or... .xa ancien restaurant.
CÉCILE
Précisément.
LÉOPOLD
Mon rêve réalisé... par lui... je Ten remercie! (a G4«u«.) C'est un souvenir, n'est-ce pas?
CÉCILE
Je n'en sais rien. Sa femme nous a dit que c'était une opé-