LE DOMESTIQUE
De M. Bernaville...
DUBUISSON
Bernaville?.. je ne veux pas la lire, je ne veux pas la recevoir...
LËOPOLD, qui a pris la lettre.
C'est de la folie... 11 faut savoir avant tout ce qu'il veut... (Lisant.) ((Je viens de voir mon fils, qui m'a appris son amour pour votre pupille mademoiselle Cécile de Mailly; je refuse mon consentement, parce qu'elle est votre pupille. »*
DUBUISSON, avec colère.
Tu vois?
LÉOPOLO, & part.
Et moi qui croyais tenir mon dcnoûment! (continuant da iitt.) a Et parce qu'elle est la fille d'un malhonnête homme qui vous a aidé à faire une forlune scandaleuse... »
DUBUISSON, lui arrachant la lettre des mains.
C'en est trop ! (AchcTant de lire.) (( Quant à la lettre que je viens de recevoir de vous, je n'y répondrai qu'en vous demandant raison... je serai à votre hôtel dans une deqiiheure !» «
ACTI ni^ 8GÂNK X. S39
UOPOLD.
Ociel!
DUBUISSOH^ âT«e eolén.
Tant mieux! tant mÎQux... c'est tout ce que je voulais..- Nous nous batterons! (a Léopoid.) Ne parle pas de cela à Mal- , Tina^ qui se trouverait mal. (Marchant avec agitation.) Mais dans une demi-heure!..
LÉOPOLD
Où vas-tu donc?
DUBUISSON
Mettre tout en ordre dans mon cabinet... Pour le reste, cela te regarde! Tu seras mon témoin.
LËOPOLD.
Tu le veux?
DUBUISSON
Oui ! je compté sur toi.
LËOPOLD.
A moi de régler les conditions. Mais réfléchis...
DUBUISSON
Non... non, pas de réflexions... ça me ferait reculer... et je ne le veux pas... je ne veux pas avoir peur... je ifai pas peur... je suis trop en colère pour cela!
LÉOPOLD
En vérité... je ne te reconnais plus!
DUBUISSON, avee indignation.
AiB : Dieu tout-puissant par qui 1$..,
ÀTec tout autre^ eh bien, oui, c'est probable. Mon cœur, mon bras seraient moins résolus; Mais je me sens un courage indomptable.
LÉOPOLD
Contre un ancien ami...
DUBUISSON
Raison déplus!
Je veui punir sa lâche perfidie.
LÉOPOLD
Et vous allez, dans ce cruel enjeu, ^
Tous les deuK risquer votre yfe l
DUBUISSON
Je ne crains rien, j'ai du bonheur au jeu.
ENSEMBLE
Avec tout autre^ eh bien^oai, c'est probable^ Mon cœur^ mon bras seraient moins résolus ; Mais je me sens un courage indomptable Contre un ami que je ne connais plus.
LJÎOPOLD.
Oui^ Dobuisson de se battre est capable...
Pour le calmer mes soins sont superflus :
Car la fureur est^ hélas! indomptable Quand les amis ne se connaissent plus*
(Dobuisson s'él>nce par la porte à droite.)