‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 17 sur 211 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DUROGHER> stm éiBotion; il se lève.

Non! non!

Ah! vous me croyez donc, enfin!

nUROCHER.

Eh hien! oui... eh bien! oui... je te crois...

HÉLÈNE , «e jetant dans ses bras.

Merci^ merci, mon père! (Essuyant ses Umes.) Ah! je respire. A présent, le reste m'est hien égal.

DCROGHER, Tivement.

Non, non... il ne faut pas parler ainsi. Et l'opinion?

HELENE

Eh! que m'importe f puisque je n'ai rien à me reprocher!

DimOCHER.

Mais le monde?

HÉLÈNE

Est-ce que je vais dans le monde?., est-ce que je le connais?

DUROCHER

Et ta réputation... et ton honneur, que toute femme doit défendre. T'est-il permis d'en disposer ainsi?.. Ta mère a été une honnête femme , non-seulement à ses yeux, mais aux yeux des autres; et si elle vivait encore... elle rougirait donc de son enfant?

* HÉLÈNE

Non, non, jamais... Parlez, que faut-il faire? je suivrai vos conseils.

DUROCHER

Dis-tu vrai? .

hAlène, Je vous le jure !

DUROCHER

A cette condition-là, je te promets de te sauver. Mais il faut de la force, du courage !

J'en aurai!

DUROCHER

Pour faire tomher sur-le-champ tous ces hruits, toutes ces calomnies... il faut trancher dans le vif, ne plus voir milprd.

HÉLÈNE, arec dosleur.

Ne plus le voir... et qu'est-ce que je deviendi'ai... car à tous les instants, voyez-vous...

DUROGHER.

Eh bien?..

HÉLÈNE

Air : Sans murmurer.

Je ratteDclais , Et, tremblante^ agitée.

Comptant les jours... |i lui seul je pensais. Il arrivait !.. et j'étais enchantée^ Et puis, hélas 1 dès qui! m'avait quittée...

Je rattcndaisl

DUROGHER.

Qu'entends-je^ ô ciel!., mais, insensée, tu Taimes donc?..

HELENE

Je n'en sais rien! mais je souffre^ je suis malheureuse... et, depuis un instant, je me sens là dans le cœur... un vide... un désespoir affreux... tout me semble fini pour moi!

DUROGHER.

Miséricorde!., le danger est maintenant bien plus grand que je ne le croyais... et que tu ne le penses toi-même!.. Hélène^ tu m'as juré de m'obéir... tu me Tas juré au nom de ta mère...

HËLËNEy avec émotion.

Eh bien! parlez donc!., que voulez-vous de plus?

DUROGHER.

Tu m'as dit que M. Crosby demandait ta main?

HÉLÈNE

C'est vrai...

DUROGHER.

11 faut la lui accorder!

HÉLÈNE

Moi!

DUROGHER.

Il faut l'épouser... sur-le-champ... sans raisonner... sans réfléchir., c'est le seul moyen de salut qui te reste.

HELENE

Mais que dira lord Glavering?

DUROGHER, avec impatienee.

Et qu'est-ce que cela fait ? c'est lui d'ailleurs qui t'a proposé et conseillé ce mariage. Je retourne moi-même chez M. Crosby... pour lui dire que tu consens...

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