‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 176 sur 211 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LOISA, MORTADELLA, puis L'APPRENTI.

HORTADBLLA^ entrant en rèrant.

Il n'y a plus à en douter! Ce que je viens de trouver dans les papiers de mon frère, la déclaration des témoins, le procès-verbal dressé par la barigelle au moment de l'événement, joint à ce que ce monsieur vient de m'apprendre... tout coïncide... tout constate d'une manière certaine que... ma cuisinière est une noullionnaire.

LOlSA; qui pendant ce qai précède a placé la table an milUn dn théâtre

et se prépare à mettre le couTcrt.

Gomme il a l'air soucieux et de mauvaise humeur.

HORTADELLA^ rêvant tonjoara.

Elle a dixHsept ans... moi cinquante-cinq... il y a un peu de diffâ^nce... Bah! l'amour ne connaît point ces distanceslà... et si; avant qu'elle n'ait le temps de se connaître ellemême... je rélève de la cuisine au salon... (s'échaniiint.) Si je Féblouis... si je la fascine par un changement de fortune aussi inespéré...

LOÏSA

Gare l'orage qui va éclater!.. (Slle va ehereher dans l'armoire à gaaehe la nappe et les assiettes.)

MORTADELLA» levant les yenx.

Ah! c'est toi, petite...

LOÏSA

Tiens!., il n'a plus Tair si méchant... on dkaît même qu'il me sourit... eh! oui, vraiment... Pauvre hommel.; il n'en est que plus laid... c'est égal...

MORTADELLA9 rUnt.

Et mon dîner... friponne... mon dîner?

258 HÉLOÎn ST ASAILAAD.

LOlSA.

Groiide^4iioi si tous Youles, je l'avais oublié... et n'ai pas même achevé de mettre le couTert.

MOBTADELLA, 4'ms air graeita.

Pas Duèaie le couyert... Elle est charmaote !

LOÎSA» q«i a bU le WàWtU

Au da Magicien sam magie.

Serrante fidèle.

Je Tais a^ec xèle Presser le repas* Et soudain mon maître, L' dtoer Ta paraître.

Aussi, mon doui maître , Oh! oui, mon doux maître^ Ne TOUS fàchei pas.

(Allant à HortmdellB.) La faim tous domine!

Mais bientôt ici Vous verrez la mine Du macaroni!

Son aspect sans peine Va vous dérider!

Et la bouche pleine ) /l^ v On n* peut plus gronder. > * '

(eIU Ta clier«h«r» à droite, un pUt de maearoni qa'elli appèné à Ion

Mettre qoi e'est assis à ubleé) Serrante fidèle. Vous toyes mou tèle!

Je veux que ce r'pas Soit digne d'un maître Qui doit s'y connaître.

Mangez, mon doux maître.

Oui, mangez, mon maître.

Et ne grondez pas.

HOftTADELLA.

Hoi te gronder... ma chère enfant... c'est impossible quand on te regarde... si gentille et si fraiciie...

LOISA

Tiens... c'est drôlel.. qu'est-ce qu'il a donc, notre maître?.. Je ne l'ai jamais tu comme ça...

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