‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 177 sur 211 · ACTE I^ SCiVB TI · texte numérisé non relu

ACTE I^ SCiVB TI

MORTADELLA9 lai prSBMt U MilU.

Et une taille si appétissante...

LOÎSA.

Pas tant que le macaroni...

MORTADELLA, mangesnt.

Si, vraiment... quoiqu'il soit excellent...

LOISA, naïvement.

Est-il assez salé ?

MORTADELLA.

Je veux que tu en juges par toi-même... Assieds-toi là.

LOÎSA.

Allons donc!.. Moi^ notre maître... près de vous, à votre table!..

MORTADELLA.

Certainement. (l\ se lève «t va ehercber an piég« pour Loïsa.)

LOISA, s'asseyant aussi.

C'est différent... Mon devoir est de vous obéir.

MORTADELLA, tendrement et servant Loïsa.

Oui, Loïsa... de m'obéir en tout... et d'abord, d'avoir pour moi,' ma mignonne, l'affection que je te porte...

LOÏSA

Ça ne sera pas long, ni difficile.

MORTADELLA.

Car je ne te l'ai jamais dit,., mais je t'ai toujours trouvée charmante...

LOÏSA

Ah bien!., vous cachiez joliment votre jeu!.. Vous me

grondiez toujours... vous me trouviez gauche... (Goûtant le macaroni.) Le fait est qu'il est bon!.. Maladroite, négligente...

(Goûtant encore.) Et bien salé.

MORTADELLA, tendrement et lai prenant la main.

C'était exprès... c'était pour que personne, pas même toi, ne pût soupçonner... l'amour brûlant que tu m'inspires!..

■ LOÏSA, s6 levant.

Monsieur, je demande mon .compte... Vous voulez me séduire...

MORTADELLA.

Moi !.. Quelle idée as-tu donc de ma moralité?.. Tu te donnerais à moi... que je ne lé voudrais pas... que je te refuserais...

S60 BÉLOlSB KT ABAIUIRI).

LOiSAy élMttée, NTSMAt t'tsMoir.

Ah bah!

A» : Tiens, tient, tieni, chacun son bien (de Glapiason). D'où Tient cette belle flamme?

MORTADBLLA.

Je n'ai d'autres sentiments Que de te prendre pour femme Légitime.

LOÎSA.

Je comprends!

Vous ayez beaucoup de fortune, Je ne possède que mon cœur !..

Et tous prétendez avec l'une.*.

Acheter l'autre... non^ seigneur!..

Ça ne peut étre^

Gardons, mon maître^ Moi, mon cœur... tous, Totre bien!

Tiens, tiens, tiens, chacun son bien.

Je n' Teux pas Tendre le mien!

(Se leTMt.)

DBUXIftlf£ GOUPLBT.

Épouser yotre sertante.

On en rirait et longtemps !

MORTADELLA, le rapprochant dft Loîsa.

Non, je te rendrai saTante, Et comme il faut!

LOÏSA

* Je comprends!

Vous possédez de la fortune.

Je ne possède que mon cœur!

Et TOUS prétendez aTec l'une Acheter l'autre. . . non , seigneur ! . .

Ça n' peut être.

Gardons, mon maître.

Moi, mon cœur... tous, TOtre bien!

Tiens, tiens, tiens, chacun son bien , Je n' yeux pas Tendre le mien.

MORTADELLA.

Quand je te répète que je ferai de toi une grande dame... que je te donnerai des oudtres de chant^ des maîtres de danse et surtout de grammaire...

Page 1