‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 193 sur 211 · ACTE 11^ SCÈNE HT · texte numérisé non relu

ACTE 11^ SCÈNE HT

cellule charmante... et je viens de manger de si bonnes confitures!..

ZANNONE^ bas, à l'abbesse.

Elle est gourmande!

l'ABBESSE^ de même.

Le ciel en soit béni!

ZANNONE

De sorte que vous ne regrettez pas Milan?

LOÏSA

Je crois bien!., là-bas je servais tout le monde ^ et ici> chacun semble être à mes ordres... tellement que j'en suis honteuse... et puis le seigneur Mortadella...

ZANNONE

Vous grondait toujours...

LOlSA.

Bien pis que cela... il parlait dans les derniers temps de m'aimer et de m'épouser...

ZANNONE

Et vous ne voudriez pas vous marier?

LOÏSA

Ah! non!., (a pan.) avec lui!

FLAHINIA.

Vous avez bien raison... parce que les maris^ voyez-vous...

Ma femme!

l'ABBESSE^ à demi voix.

Ne voyez-vous pas qu'elle nous sert?

ZANNONE

C'est juste!

FLAMINIA

Ça vous fait toujours taire...

l'abbesse.

Tandis qu'ici.. «

LOÏSA

On ne fait que parler.

ZANNONE

Vous vous en êtes déjà aperçue ?

LOISA

Je crois bien ! .

2^ RBIiOÏSË KT ABAJULRD.

Al» de l'Amhasseidrice,

Je croyais qu'en un monastère On priait les jours et les nuits, Et que le front, sombre et séYëre^ Était toujours cliarîçé d'ennuis!

Mais ç\ n'est pas vrai! ç,i n'est pas vrai; car Le bonheur y brille de toute parti Ce sont des repas Fins et délicats!

Des bonbons exquis Et des TruiU Confits !

Le jour au parloir La gaîté c rcule.

Et quand vient le soir On rit au dortoir.

Dé a je connais.

Par la sœur Ursule, Et tous les secrets Et tous les caqueis!..

Bien n'est amusant Comme le couvent!

Je trouve le couvent Charmant!

DEUXIÈME COUPLET

Je croyais qu'en cette retraite Le silence était un devoir ; Qu'on n'y parlait jamais toilette.

Enfin... je voyais tout en noir!

Mais ça n'est pas vrai, ça n'est pas vrai; car Tout, dans ce séjour, charme le regard!

Le linge est si frais.

Les pUs si coquets.

Et la guimpe fine a bien ses attraits!

Même j'ai cru voir.

Dans chaque cellule.

Même j'ai cni voir Un petit njiroiri

Déjà je connais.

Par la sœur Ursule ,

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