ACTE II, SCÈNE IX
El qui nous laisse ensemble!
FLAMINIA, de même.
Je crois bien !
ASTYANAX
En m'autorisant à vous donner des leçons de musique!... aussi quand vous voudrez, signora...
FLAHINIA.
Je vous remercie... je n'y tiens pas!
ASTYANAX
Et moi, j'y liens ! •
FLAMINIA
En vérité!
ASTYANAX
Ne fût-ce que pour reconnaître tout ce que je vous dois... c'est grâce à vous que me voilà accueilli, établi dans ce couvent... où je pouiTai voir tous les jours celle que j'aime!..
FLAMINIA, se levant et ovec impatience.
Je VOUS prie. Monsieur, de ne plus me parler ainsi.
ASTYANAX
Cela vous fâche?..
FLAMINIA
Oui, Monsieur...
Et pourquoi? ce n'est pas de vous qu'il s'agit...
FLAMINIA
Encore!
ASTYANAX
Eh oui ! à vous, notre protectrice, je peux tout avouer !
Air : Faut Voublier.
Celle pour qui mon cœur soupire Je Taimais avant de vous voir!
(Montrant Loïsa qui sort de la porte à droite.) Et voilà d'où vieot son pouvoir^ Elle- môme peut vous le dire.
LOISA, a'adressant à Flaminia.
Oui, nous avons fait le serment Que même sort serait le nôtre.
Et, quoi qu'il arrive à présent.
Je n'en épous'rai jamais d'autre !
306 HÉLOÏSE ET ÀBAILAHD.
FLAMINIAy U ngtrdtnt iTee intérêt.
LapauTre enfant!.. l'a pauvre enfaot!..
(Elle remoBte vers le f^nd.) LOÏSA ET ASTYANAX.
Je n'en veux pas épouser d*autre.
J'en fais serment! J'en fais serment !
ASTYANAX
Pas si pauvre!., car je suis déjà organiste du couvent .. ci la moindre cavatine m'est payée des sommes fabuleuses... ce n'est plus trois mille^ c'est quatre mille livres.^.
Et comment cela se fait-il?
ASTYANAX
La réputation... la célébrité qui m'arrivent...
LOÏSA
Après qu'on vous connaîtra... je le comprends... mais avant...
ASTYANAX
C'est ce que je me demande aussi... mais dans les arts la vogue ne s'explique pas... la publicité s'empare de vous... et dans les journaux bientôt, peut-être, mon nom...
FLAMINIA ^ reyenant et lai indiquant le journal qai est sur ,1a t^Ie à
droite.
Oh!., il y est!..
ASTYANAX
Déjà!.. (Prenant le joarni^i.) Oui^ Vraiment..; et en grosses
lettres... AstyanaX Robichon... (Le parcourant rapidement.) Ah!
mon Dieu... ah! mon Dieu... mais c'est une fable! une ca-^ lomnie!.. et cela n'est pas...
FLAMINIA, TiTtmeat.
Comment j cela n'est pas...
LOÏSA^ de mimei
Quoi donc? quoi donc?
ASTYANAI^
U n'y a pas un mot!;, pas un «eul mot de Vrai... et la
preuve... (Embrassant L»ï»a.) tenez !
FLAMINIA^ fitapéfaite.
Comment, Monsieur...
ASTYANAX, embrassant Flaininia et Loisa plusieurs fois.
Tenez! tenez!., tenez!., tenez!..
ACTl II, SCÈNE X. 307
LO'iSA.
Qu'est-ce que vous faites donc là?
ASTYANAX
Je réclame!., car je suis d'une colère?..
LOÏSA
C'est la joie qui lui fait perdre la tête...
ASTYANAX
Non^ j'ai toute ma tête, toute ma raison... je suis complètement moi... et je veux le dire à tout Florence, à la comn^unauté, à l'univers entier...
FLAMINIA, entendant parler au dehors.
Même à mon mari, même à l'abbesse que j'entends?..
ASTYANAX, à part.
Dieu! qu'allais-je faire? si je parle, si je me justifie;., on me met à la porte !
FLAMINIA y à demi voix.
Et le sort du bachelier...
Carambola !.. je me tais ! . .