‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 203 sur 211 · LES DEUX FEMMES · texte numérisé non relu

LES DEUX FEMMES

Vous êtes Astyanax?..

ZANNONE

Robichon!

ASTYANAX

Musicien français?..

l'abbesse.

Qui venez de Milan?..

FLAMLMA.

Et qui allez à Rome?..

ASTYANAX

En passant par Florence... (voyant Flaminîa qni tombe «Qran« chaise, à dioitc, et l'abbeise qui s'avance ver4 lui.) Màis qu'aVCZ-VOUS

donc toutes les deux... et quelle émotion?..

l'abbesse.

Ah! Monsieur!., quel honneur!., quelle fortune inespérée pour le couvent!., oui, certainement... moi et toutes nos sœurs... je vous parle au nom de la communauté... nous sommes trop heureuses que vous ayez daigné choisir notre couvent...

Vous me disiez tout à l'heure qu'aucun homme ne pouvait y entrer!

AiGTK I, SGSNIS ¥TII. 303

l'ABBESSE} wUêmtnt.

Certainement, aucun!., mais vous^ Monsieur... vous!...

ASTYANAX, lui donnant nne lettre.

Il est vrai que la supérieure du couvent des Carmélites m'a déjà fait faire ce matin des propositions...

LAPBESSE.

Je la reconnais bien là!., pour l'emporter sur nous!., mais vous nous devez la piéfcn-nce... nous l'aurons à tout prix... (Parcourant la lettre.) On parle de trois mille livres... nous en donnerons quatre.

ASTYANAX

Est-il possible! (a part.) Loï^a!..

l'abbessb.

Et nous Yous attacherons au couvent...

ASTTANAX.

J'accepte!., et dès que j'aurai eu avec Monsieur... (Moatrant zaanone.) Tcxplication qu'il m'a demandée.

ZANNONE, gaîemeat.

Et à laquelle je renonce...

ASTYANAX

Mais vos soupçons... tos idées dj tout à l'heure?..

Je n'en ai plus !

ASTYANAX

Et ce voyage d'hier... avec Madame?., et ma reconnaissance ?..

ZANNONE

N'ont plus rien qui me clioqtie dans un homme de votre talent, (ui tendint la main ) Touchcz là^ uiou cher maestro, ma femme ^dore Ja mu^^ique, et je vous donne de grand cœur l'autorisation d'en fairi^ a\ec elle tant que vous voudi'ez,

ASTYANAX

Est-il possible !

ZANMONE.

Ça me fera même plaisir...

ASTYANAX, à part.

privilège du talent!..

l'abbessc.

Je cours prévenir la communaiilé...

ZANiXO.NE, à demi rois.

Et moi^ porter la lettre au priucc !

ENSEMBLE

Air : Che gusto (de l'AhbassadbiCe}.

l'abbesse et zannone.

Che gusto !

Que Taveoir est beau ! Au plus tôt^ grâce à nous deux^ Loisa Ya prononcer ses yœux !

Et nous Toilà tous heureux l Oui, vaincre avec éclat.

Et sans combat.

C'est le talent d'un habile avocat !

ASTYANAX

Che gusto!

Que Tavenir est beau!

Le sort comble tous mes vœux, Et de me voir rester en ces lieux, Chacun d'eux Parait heureux!

Auprès de Loïsa, Moi, me voilà!

Sans rien comprendre à tout ce booheur-là.

FLAHINIA.

Ah ! bravo !

L'incident est nouveau !

Comment deviner, grands dieux!

Que ce modeste et simple amoureux, Qui brûlait pour mes'beaux yeux , Avait acquis déjà Cette voix-là Et le mérite et le talent qu'il a !

(L*abbes8e et Zannone sortent tous deux par le fond.)

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