SCÈNE IV
D'HAVRECOURT, RAOUL.
RAOUL
Si VOUS saviez, mon cher oncle, combien ces trois mois d'absence m'ont paru longs !
d'havrecourt.
Merci!., merci!., je reoprmais là l'aftection d'un neveu, d'un fils... et c'est d'autant mieux à toi... que tu devais m'en vouloir un peu...
56 UNS FEMME QUI SE JETTE FAR LA FENÊTllE.
RAOUL
Moi^ mon oncle!
d'hayregourt.
Oui!., je n'ai pas rempli mes devoirs de grand parent... c'est moi qui^ lors de ton mariage^ aurais dû tç servir de père... de témoin... que veux-tu! On est oncle... mais on est manufacturier. Impossible dans ce moment-là de quitter mes ouvriers... une émeute... presque une révolte... non pas que ces braves gens ne me soient dévoués... à moi qui les nourris... mais les mauvais conseils...
RAOUL
Et vous avez cédé...
d'hayregourt.
Moi!., jamais!., tues comme tant d'autres... tu ne me connais pas. Dans le monde^ je le sais...
Aib de Préville et Taconnet.
On me croyait bien fier de ma naissance , De mes aieux et du nom paternel^ Mais le marquis^ voisin de rindigencc.
Sans hésiter^ s^est-fait industriel; Une fabrique avec deux cents fenêtres^ Brille où croulait notre antique donjon^ Et sur ces murs où poussait ^e gazou^ J'ai^ demandant pardon à mes ancêtres^
(Otant son chapeau.
Par le travail redoré mon blason.
De même dans ma famille!., on ne m'y connaît pas davantage, à commencer par toi. En ma qualité d'oncle, on me regardait, je ne dis pas comme un Géronte... mais comme un bon homme qui n'a pas de volonté, et qui se laisse mener facilement.
RAOUL
Ah! mon oncle...
d'hayregourt.
Eh bien! oui... je me laisse mener... mais où je veux aller... cl jusqu'où cela me plaît; c'est ce que j'ai prouvé à mes ouvriers... Plutôt que de céder, j'aurais abandonné et laissé désertes toutes mes fabriques... Mais du jour où ils sont revenus raisonnables et repentants, du jour où ils se sont soumis sans conditions, j'ai pardonné... je suis redevenu bon...