SCÈNE IV
RAOUL
Mais je tins bon.
d'hAVRRGOURT, s'animani.
Bravo !
RAOCL9 s'animant aotsi.
Je dis que manquer tous deux à cette invitation était une impolitesse ; que ma femme était libre de rester^ si tel était son bon plaisir^ mais que pour moi^ j'irais à ce bal et que j'irais seul.
D'hAVRECOURT, qui approuve du geste.
Je n'aurais pas mieux dit!
RAOUL
La marquise s'écria que j'étais un tyran!., que je ferais mourir sa fille de chagrin.
d'havregourt.
Les phrases de rigueur...
RAOUL y avec eolère.-
J'envoyai, avec respect, promener la marquise.
d'havregourt.
Je n'aurais pas mieux fait... moi, vieux gentilhomme...
RAOUL
Et le soir venu... (atcc forée.) je m'habillai...
d'havregourt.
Bien!..
Gabrielle ne disait plus rien... et, malgré moi, ce silence m'inquiétait.
d'havregourt, tournant le dos.
Ah ! tu faiblissais déjà !
RAOUL, TÎTement.
Non, vraiment... et la preuve, c'est qu'aussitôt l'heurer sonnée je me disposai à partir. Alors Gabrielle s'élança vers la croisée... qu'elle ouvrit toute grande, et me dit froidement que si je faisais un pas de plus...
d'havregourt, riant.
Elle se jetait par la fenêtre?.. Allons donc...
RAOUL
Oui, mon oncle... oui, c'est comme je vous le dis... avant que j'aie pu la retenir, (Mouvement de d'Havreoourt.) elle se précipita... et sans un hasard... providentiel... sans une meule de foin prête. à rentrer... qui était là, depuis la veille... sous cette
fenêtre... (ll|Bontrc le balcon.)
d'hAVREGOURT, souriant avec ironie.
Une meule de foin! ah! il y avait des foins!., sur lesquels elle est tombée...
RAOUL
Sans se faire mal, grâce au ciel.
d'hayregou&t.
Ah! c'est bien différent;
RAOUL, insistant.
Mais non, mon oncle, c'est exactement la même chose.
d'havrecourt.
C'est possible. . . Une idée !
RAOUL
Laquelle?
d'havrecourt.
Je puis me tromper, et ce n^est pas là la question... il s'agit de toi...
RAOUL, avec chalear.
La marquise avait emmené sa fille au château! j'y courus, mais vainement. Ma belle-mère, plus altière, plus superbe que jamais,- me déclara que, par respect pour l'honneur de sa maison, elle cacherait à tout le monde ce qui s'était passé... mais que ma vue pouvait tuer ma femme, et qu'elle me défendait de chercher à la voir, si je ne voulais être... (Appuyant.) dcux fois-sou assassîu.
d'havrecourt, froidement.
Eh bien?..
RAOUL
Eh bien! mon oncle, depuis ce jour, c'est-à-dire depuis près d'un mois, (Soupirant.) je n'ai pas vu ma femme!
d'havrecourt, froidement.
Ce n'est pas un mal!
RAOUL, Tivement.
Mais si ! car je meurs d'envie de la voir.
d'havrecourt, de même.
Soit.
De me jeter à ses genoux... do lui demander pardon.
d'havrecourt, vivement.
Halte-là. C'est ce que je ne souffrirai pas! tous les torts sont de "son côté. Si réellement elle voulait se tuer, si elle voulait, pour une invitation de bai condamner un mari qui