SCÈNE XVIÎI
G ABRIELLE , tonjoars sur le baleon k gaaebe , D'HAYREGOURT 9 se rapprochant de son neten, RAOUL ^ près la porte de la ferme.
GABRIELLE , penchée i«r le balcon.
J'ai beau écouter. . . je n'entends plus rien ! je me serai trompée peut-être! (Appelant à demi toiz.) Jeanne! Jeanne!.. Elle n'est plus là... elle s'est enfuie... me laissant toule seule... et je ne sais si je dois descendre... c'est bien haut... (Moaivant u eroiséc.) ou continuer mon chemin...
D'HAYREGOURT p bas à Raonl qni vent s'élaneer vers le pavillon tt le
retenant avec effort ,
Mais silence!., il n'est pas temps encore.
GABRIELLE 9 sur le balcon en frappant an carreau de la croisée.
C'est moi... Monsieur... moi Gabrielle ^ votre femme!..
RAOUL'y à demi voix.
Ah! je n'y tiens plus, et je veux...
D'hAVREGOURT y le retenant et à voix basse.
Te priver du plus grand bonheur...
RAOUL ^ de même. ,
Lequel?
d'hAVREGOURT^ de même.
Celui de savoir à quel point tu es aimé !
RAODL^ s'arrètant et écoutant.
C'est vrai!..
GABRIELLE^ frappant do nouveau aux earreanx.
J'ai fait ce que vous m'avez demandé... et sans en rien dire àtnamère... je suis venue... me voici... je viens vous demander . . • l'hospitalité.
RAOUL, à part.
ma chère femme!
D'HAVREGOURT.
Chut!..
SGÈITE XYIII. 103
GABRIELLE
Eh bien... il ne me répond pas!.. Est-ce que vous m'en voulez encore^ Raoul?., est-ce que vous êtes toujours fâché?..
D^HAVREGOURTj à voix basse, et retenant par le corpi Raonl qui veut
toujoura courir au pavilloa.
Pas encore^ te dis-je !
RAOULj à toii baaae.
Mais voilà un quart d'heure qu'elle attend !
D'HAVRECODRT^ fort.
Elle t'a bien fait attendre un mois I
GABRIELLE y grelottant.
Il fait nuit... Monsieur ; j'ai froid... j'ai bien froid... je vais m'enrhumer.
RAOUL, do mémt.
Elle va s'enrhumer ! c'est affreux!
d'uAVRECOURT , le retenant tonjoors.
C'est très-bien !.. pour la morale.
GABRIELLE
Ouvrez-moi, Baoul, ouvrez-moi, je vous en prie... (Frappant du pied.) Mais ouvrez-moi donc... c'est impatientant!
d'havrecodrt.
Tu vois?..
GABRIELLE, vÎTement et joignant les mains.
Oh ! non, non, je ne m'impatiente pas.
RAOUL
Vous voyez...
GABRIELLE
Je ne me fâcherai plus contre vous,* cela m'a rendue trop malheureuse!.. Mon ami, mon mari, mon bien-aimé... me voilà soumise et repentante... que veux-tu de plus?., faut-il te l'attester te le jurer à genoux?..
RAOUL, qui depuis un instant se débat contre son onele, s'échappe de ses
bras en s'écriant.
Ah! c'en est trop... je n'y tiens plus... Gabrielle... ma femme!..
' D'hAVREGOURT, le laissant aller.
Ça n'a pas de patience !..
GABRIELLE, poussant un cri.
Dieu!.. Raoul!.. (Se retoumiam et s'appuyant toute tremblante sur
le balcon.) Quoi!-. Mousieur, c'est vous!., comment êtes-vous donc là-bas?..
RAOUL
Et VOUS... ma chère Gabrielle... là-haut?.«
GAREIELLB, avec eabams.
Moi... je ne sais pas... j^étais là... par hasard,.. .(une pause.) Je me promenais... (viTeaent.) Non, non, pourquoi feindre et pourquoi en rougir... (Se penehut d'u air soanis.) Votts avez ordonné^ Monsieur, et j'ai obéi... c'était mon devoir!
d'hayrecourt.
Très-bien^ ma nièce... très-bien!
GARRIELLE, atee eftt>i.
Et lui aussi!.. (Raool s'éUnce dans le paTillon.)