‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 92 sur 211 · BLANCHE, DIDIER · texte numérisé non relu

BLANCHE, DIDIER

BLANCHE, le regardant sortir.

OÙ Va-t-il donc ? ciel ! (Apercevant son père qui entre par la gauche.) Monpère! comme il est pâle! agité! (Didier entre d'un air pensif et sans Toir sa fille ; il se dirige Tcrs la porte du fond comme s'il se disposait à sortir, puis il se ravise et vient s'asseoir près d'une table lur laquelle il s'accoude, se tenant le front à deux mains. Tout à coup il relève la tête avec résolution, prend une plume et griffonne.)

DIDIER

Voyons, voyons donc !.. car après tout, le mal n'est peut-être pas si grand... et avec mon travail... et mes seules ressources. Nous disons cent cinq mille... Oui... quarante-neuf mille... quarante-neuf plus cent quarante-six mille, cela lait?., (cherchant à additionner les chiffres qu'il vient d'écrire.) Eh bien! CCla fait?... (Pendant ce temps. Blanche, qui a suivi avee intérêt tous les mouvements de son père, est venue en hésitant se peneher sar le fauteail où Didier est assis.)

BLANCHE, timidement.

Trois cent mille francs, mon père !

DIDIER, lève vivement la tète, puis il reste un moment étonné et regarde

Blanche.

Mais, que fais-tu là. Blanche? J'avais dit à tout le monde que je voulais être seul.

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