BLANCHE, DIDIER
BLANCHE, le regardant sortir.
OÙ Va-t-il donc ? ciel ! (Apercevant son père qui entre par la gauche.) Monpère! comme il est pâle! agité! (Didier entre d'un air pensif et sans Toir sa fille ; il se dirige Tcrs la porte du fond comme s'il se disposait à sortir, puis il se ravise et vient s'asseoir près d'une table lur laquelle il s'accoude, se tenant le front à deux mains. Tout à coup il relève la tête avec résolution, prend une plume et griffonne.)
DIDIER
Voyons, voyons donc !.. car après tout, le mal n'est peut-être pas si grand... et avec mon travail... et mes seules ressources. Nous disons cent cinq mille... Oui... quarante-neuf mille... quarante-neuf plus cent quarante-six mille, cela lait?., (cherchant à additionner les chiffres qu'il vient d'écrire.) Eh bien! CCla fait?... (Pendant ce temps. Blanche, qui a suivi avee intérêt tous les mouvements de son père, est venue en hésitant se peneher sar le fauteail où Didier est assis.)
BLANCHE, timidement.
Trois cent mille francs, mon père !
DIDIER, lève vivement la tète, puis il reste un moment étonné et regarde
Blanche.
Mais, que fais-tu là. Blanche? J'avais dit à tout le monde que je voulais être seul.