‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 1 sur 446 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Au Itver du lidcBU Piulioe eit ileboulr.&'-ei'tnde toilette de mariée, derenl ane glace; !■ eotb«illa d« mrllBrè*! hv ïne lihle ptkt A'pllei les femmes

tient un icrin qu'il BdDi!rBf*4f' j^te Jenujr arraoge la ceinture de M iceur, déploie le uichecDire. ttn-f',-

%. OB' HÂïTANGea, l'dgrlta à la main.

Eh bien! vpus'oe mettez pfes le collier de diamants? -■'■."■. f?' JÉNSt.

Hais iJii.lW? tâoii P'ip^f It^s diamanbj, c'est pour ie jour de l^.nocf'r pour la signature du contrat; il ne faut qu'une detaiM«dletle.

a. DE R0ST1^GES.

'-. Jbl mon Dieu! que de choses l'on % à faire le jour de la signature d'un contrat.

Air : tenét, Mol j« sai$ un bon kotAmt.

Il faut penser à la corbeille^

Il taut penser à sod écriBj' ,

A la toilette de la 'eille.

Puis il celle du lendemalnl

Penser au bal de la journée ;

A peine enfin, looi j'en suis sAr,

Truute-t-on dlns la matinée

Le temps de penser au (ulur.

tniE I'EHMe de CHAHBRE, eotrant.

Le notaire dé la ville voisine, que vous avez f ait ilemander, vient d'arriver au château.

Ah! mon Dieu! le notaire, dcjà!

11 attendra. Le futur, M. Legrand, n'est pas encore de&ixndu.

JE^MT, tenant un bouquet.

Et le bouquet de la mariée n'est pas attaciui. Ml DE AMfAHces.

Qu'il attende.

*" ■ lA, PETITE SŒUR.

Aa tnéme inEtant, il leur faut faire

Un mariage, qd testament.

Forcé soudain de changer de Tisage,

Plus d'un notaire se trompant.

Doit quelquefois pleurer au mariatçe,

Et rire au testament.

Ah çà! bonjour tout le inonde; bonjour, mon cher Ros-tanges; bonjour, m^ belle future; bonjour, ma petite espiègle, (à itmj.) Tu es bien gentille, mais tu vas nous laiiiser un instant causer d'affairés.

lENNï.

> Comment! TOUS me renvoyez?

Non, ma chère enfant, mais je te prie de t'en aller.

La, c'est bien agréable! ne dirait-on pas que je si)i une ëtrangËre.

H. DE ROSTANGES.

Allons, allons, Jenny, tu as entendu; fais-nous gtiee de tes commentaires.

C'est ça; ils ont toi^jours des secrets; pourquoi ne voulezvous pas que j'écoute? il faudra bien que je me marie à mon tour, et ce sera toujours ça de moins à apprendre.

Te marier! A-t-on jamais vu une petite flile de dix-ans?,..

Dix ans et demi, Monsieur, dix ans et demi! (a sa usuc.) Estil drôle, mon papa ! toutes les fais que je lui parle de mon établissement, il se I&che.

AiB du laudeiiile de l'Botnme vêrt.

Lorsque l'ou est petite fille,

Fersoune, hélas! uepeaifeà 'ous;

Dès qu'o'iideTieiil RfutÂ^V gentille.

Les amoureux arriïcniîlKB '

Eu atleudaot ce jour fm^re,

Je puis bien eu parler, je croi...

Je n'y penserai plus, mon père,

Qiuiad OD y pensera pour moi.

LA PiMfïTg $(»CJR.

Ne désirant emploi ^ ni r^compens^^

Je n'ai jamais sollicité :

Loin d'imiter certain confrère Qiii^ conservant ses jours pour sop pays^

Fait ses campagnes à Paris, D^ps les bureauY on ne me connaît gnère^ On me connaît chez tous nos ennemis.

PAULIÏlE, timidement, ^

D6 ViUlers! mais si je ne me trompé, Monsieur, il m0 s^ior ble que j'ai connu, c'est-à-dire que j'ai vu à Pa^s, cbe^ pia tante, il y a quelques mois, quÉîlqq.'ui> qui portait ce nom..

l,E BARON,

Ahl c'est possible; un jeun3 hommes

PAUU]MG.

Oui^ Monsieur.

^ LE BAROIS, à Rostanges.

Un mauvais sujet... mon neveu.

M. DE ROSTANOES.

Ton neveu?

tE BARON.

Oui, un coquin qui depuis deux ans est à peine sorti àe spn lycée et que j'avais déjà poussé dans la marine lorsqu'il s'est ^visé.., nipiis ce n'est pas de lui dont il pst question; revenons ^ mon histoire; vous saurez que ma vivacité, ma franchise, ipa brusquerie, si vous voulez, ont toujours retardé mon avancement. Je ne sais pas flatter mes supérieiu*s, moi, et quand ils font une sottise, il faut absolument que je me 4onne le plaisir de le leur dire. Dernièrement, dans notre expédition sur les côtes barbaresques, nous ptions cernés de tous côtés, et il n'y avait qu'un moyen de nous sauver, c'était d'attaquer surle-champ l'ennemi malgré l'inégalité des forces, et de le contraindre à nous livrer passage : le vice-amiral était d'un avis contraire ; son plan n'avait pas le sens commun : je le lui dis, U se fàcl^a et voulut me mettre aux arrêts sur mon bord; je l'envoyai promener sur le sien, et j'attaquai malgi^é ses ordres. Bref, je regagnai les côtes de France sans avoir perdu un seul bâtiment.

M. DE ROSTANGES.

Oui, et après avoir soutenu un combat qui t'a couvert de Tloire, après avoir sauvé la flotte et coulé bas trois corsaires.

8 LA PETITE SCEUR.

M. DE ROSTANGES.

Un niQment, et tpn neveu?

' '*. LE BARON

11 n'aura tien; ua'^Ie, qui est mon seul parent, rhéritier de mon nom, et gufVaTÎés de devenir amoureux.

Page 1