SCÈNE XXII
Les précédents, GERYAiS.
GERVAIS
C'est étonnant, je ne peux pas trouver Monsieur? que diable
â40 LA MAITEESSX AU LOGIS.
est-il donc devenu? (Aperoerant stiat-TTM.) Ck>nunent! Monsieur, encore ici?
SAINT-TYBS^ baisant la main d*Hortense.
Oui^ mon cher Gervais.
GERVAIS
Eh bien! par exemple... Comment, Madame! vous osez?..*
BORTENSE^ le regardant.
Ah çà ! U continue donc encore son rôle ?
SAINT-YVES
Du tout, il était de bonne foi. Dans tous les complots il y a des compères qui sont au fait, et d'autres qui ne s'en doutent pas. Gervais était de ceux-ci.
Q^gat^ce que cela veut dire?
JULIE
Que c'est là notre maîti^e, et que les deux n'en font qu'un.
GERVAIS
Il serait possible! C'est fait de moi ; je suis chassé.
BORTENSE.
Non, je te pardonne... Du moins, mon ami, si vous le voulez.
SAINT-YVES
Dès que vous le désirez... qu'il reste donc, pour lui prouver que vous êtes toujours la maîtresse au logis.
flORTENSE.
Air : Amis, voici la riante semaine.
Je vois enfin^ je vois qu'en cette vie Tout galant homme aimant à nous céder.
Accorde tout à la femme qui prie.
Refuse tout à qui Yeut commander.
(Au pubiic.) Pour applaudir à celte œuYre légère, Yenez^ Messieurs, yous serez bien reçus; Songez-y bien, ce n'est qu'une prière; Vous le sa^cz, je ne commande plus.
Où vous régnez^ je ne commande plus.
COMBDIB-yAUDBVILLB EN UH ACTE Il Mciélé iitt II Vraiels et lriii«r Théâtre da Gymiias^-Dnmatîque. — 16 juin 1833.
PEASONVAGES
MADAME D£ SÉNANGE, jeune
ireuvc.
M. DE GERYAL, son onde.
M. ARMAND DE SAINT-ANDRÉ
lieutenant-colonel.
M. DE LA DURANDIÈRE, ancien
foornissenr.
MADELEINE, jardipière de madame
de Sénange.
La aeéae se p«««e ea yroviaee, à qaar«M<e llems 4e mris.
Un salon. Au fond, une grande croisée ornée de ses rideaux; aux deax côtés delà croisée, un canapé et des fauteuils; à la droite du spectateur, une bibliothèque ; entre la bibliothèque et le fond , la porte d'entrée ; à gauche, en face de la bibliothèque, une grande porte donnant dans le salon de compagnie ; à droite, sur le devant, une table sur laquelle se tronveut quelques petits tableaux et des papiers de musique ; de l'autre côté, un pupitre de musique et un guéridon sur lequel est placé un violon.