‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 109 sur 446 · SCÈNE III. t · texte numérisé non relu

SCÈNE III. t

De lorgner jusqu'à ses amU.

Contre moi plus d'un fat 8*en irrite : Est-ce ma faute, ou bien un fait exprès^ Si^ pour apercevoir leur mérite^ Il faut y regarder d*aus8i près ?

Mais c'est fini^ et maintenant je me brûlerais la cervelle plutôt . que d'avoir une affaire. Celle-ci a fait assez de bruit... Oblige de quitter Paris, de changer de nom. Et mon mariage ! Il n'y faut plus penser... Un mariage superbe! que^ sans m'en rieu dire, mon père méditait depuis deux ans; mais on lui a répondu dernièrement qu'on n'épouserait jamais une mauvaise tête, un duelliste, un ferrailleur... Morbleu! ce n'était rien jusque-là; car quelque aimable et jolie que fût, dit-on, ma prétendue, je ne la connaissais pas, et je l'aurais eu bien vite oubliée; mais dans ma fuite, à quarante lieues de la capitale, ma voiture se brise, et, à moitié mort, le bras fracassé, on me transporte ici, dans ce château... et où suis-je? chez madame de Sénange, celle que je devais épouser, celle qui me M'use, qui me déteste , et qui sans doute m'aurait déjà congédié, si elle connaissait mon véritable nom; mais je me garderai bien de le lui dire. Il y a d'autres choses plus importantes dont je n'ai jamais osé lui paiier. Croirait-elle que cet homme qu'elle se représente si terrible tremble devant elle, et qu'après avoir passé ici quinze jours en tête-à-tête, il partira sans avoir seulement osé lui dire qu'il l'aimait?... Ah ! mon Dieu, c'est elle! Pourvu qu'elle ne m'ait pas entendu.

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