‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 112 sur 446 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les précédents, DE LA DURANDIËRE, en habit bleu, pantalon blanc, UDC craTaehe à la main, et d^éoormes moustaches.

DE LA DURANDIËRE.

Eh bien ! qu'on lui donne quelques ëcus, et que cela finisse. Tiens, voilà ma bourse. Mon cher capitaine, et vous, belle dame, j'ai bien Thonneur d'être le vôtre dans toute racception du mot.

M. DE GERVAL.

Mon cher de La Durandiëre, qu'avez-vous donc ?

DE LA DURANDIËRE.

Des faquins de voitmiers qui ne voulaient pas se ranger^ et je les ai accrochés de la belle manière. Imaginez-vous qu'ils n'étaient pas encore contents , et que j'ai été obligé de leur couper la figure avec ma cravache.

M. DE GERVAL.

Mais cet argent dont vous parliez?

DE LA DURANDIËRE.

C'est qu'ils se fâchaient, quoique battus; et vous savez que nous autres, après la victoire... Moi, j'ai naturellement de l'estime pour mes ennemis, et j'ai estimé ceux-ci une dizaine d'écus; ce n'est pas cher; et puis l'argent ne me coûte rien ; l'argent, l'argent, qu'est-ce que cela? A propos, monsieur votre oncle, en m'invitant à dîner aujourd'hui chez vous, m'a fait espérer que je pourrais voir votre propriété. Ce que j'en ai aperçu en la traversant m'a paru très-beau , très-beau; de la vue, des bois, et du gibier beaucoup. Je n'ai pu résiste^ à là,

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