SCÈNE VU
Les précédents, MADËLEINK, portant des tableaux et des cahiers
de musique»
madeleine.
Madame, ce sont les tableaux et les cahiers de musique qui étaient dans la galerie; où faut-il les mettre?
MADAME de SÉNANGB.
Où tuTOudras... laisse-les ici.
M. DE GERYAL.
Qu'est-ce que c'est?
MADELEINE
Tout cela, c'est de la composition de monsieur Armand, qui les a laissés en pai-tant.
MADAME DE SÉNANQB.
Uest parti?
MADELEINB.
Cest tout comme : on met les chevaux à la voiture*
SCÈNB VII. 255
MADAME DE SÉNAf^GE , à part.
A-t-on jamais VU un pareil caractère? Mais, en conscience, je ne peux pas le prier de revenir.
DE LA DDRANDIÈRE.
Quel est ce monsieur Armand?
M. DE GERVAL.
Un peintre , un musicien , qui , je croiîî , n'est pas des plus intrépides; car j'ai eu tout à l'heure avec lui une petite discussion.
DE LA DURANDIÉRE.
OÙ il a fait le plongeon. Je connais cela; je m'amuse quelquefois à les faire filer doux, (ii rit.) Ah ! aii !
M. DE GERVAL.
Oui, je sais que vous êtes une mauvaise tête.
DE LA DURANDIÉRE.
C'est vrai que je suis trop crâne ; c'est ce qu'ils disent tous ; mais on n'est pas maître de cela. Moi , ce n'est pas du sang qui circule dans mes veines, c'est du gaz hydrogène, (ii s'appro-
che de la table et regarde les tableaux. S^apercerant que Madeleine le regarde
attentivement quelques instants.) Eh bien ! à qui en a Cette petite fille?
MADELElPfE.
Dieu, que c'est étonnant ! si Monsieur n'était pas militaire et qu'il n'eût pas de moustaches, il ressemblerait à un de mes parents que je n'ai pas vu depuis une dizaine d'années. Mais je me rappelle encore...
DE LA DVHAHmÈRE.
Eh bien! par exemple!...
MADEl^ËlNË.
Oh! non, ça ne peut pas être ça! mais, c'est égal.. Je voudrais bien qu'il fût sans moustaches, rien que pour voir l
M* DE GERVAL.
Ëh bien! morbleu! finh*ez-vous? Descendez, et laisseznous.
MADELEmE.
Oui, Monsiem'...OUi, je m'en vas. (Elle sort, eu regardant toujours de La Durandiëre*)
^56 PARTIE ET REVANGHE.