‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 125 sur 446 · DE U D · texte numérisé non relu

DE U D

Ah! mon Dieu! est-ce que ce serait ce fameux duelliste? (eu rUnt, k Armand.) Je Comprends, Monsieur n'est peintre que pour son plaisir... véritable amateur.

AHHAND.

Cela ne m'empêche pas. Monsieur, d'accepter votre proposition . (lc Rgardut de pris.) Je SUIS trop heureuj quand je puis rencontrer des figures comme la vôtre, (a psri.) C'est singulier, ses cheveux et ses moustaches ne me semblent pas de la même couleur. Eh ! mon Dieu ! oui, ce n'est pas naturel.

Qu'est-ce qu'il a donc à me regarder? [se htiui de mMire un gini, ei iiiiDi k madiioe de stnanEf.) On danse dans la salle à côté. Si Madacne voulait me faire le plaisir d'accepter ma main?

XADA1(KJ>E SÉrj&NGE.

Volontiers.

ADMADD, qui pendaiil ce tecopi i eu l'air de réfléchir.

Ma foi, essayons toujours, (u vrtu de Li Duranditra iB moment ta

celui-^l 11 offrir » maiD à msdama de SJninge, el l'aliiranl à lui.) Dites

donc, Monsieur de La Durandière, est-ce que voue tenez beaucoup à vos moustaches?

nu LA DUHAKDI&Iie.

Poiu^uoi doDC, Monsieur?

^SCBNE XV. t71

ARMAND

Oh ! rien ; c'est qu'il n'est pas convenable de danser avec des moustaches.

D6 LA OURANDlàftE.

Bah! à la campagne!

ARMAND

C'est égal; dans votre intérêt, je vous conseille de les ôter.

• DE LA DURANDIÈRE»

J'entends^ la plaisanterie est délicieuse.

ARMAND, lui prenant son gant.

Non VOUS, dis-je, je suis votre ami, et vous les ôterez, où vous ne danserez pas; je ne vous rends pas vos gants.

DE LA DURANDIÈRE, fort embarrassé et avee inquiétude.

Ah çà! est-ce qu'il saurait décidément?... N'est-ce pas que vous voulez rire?

ARMAND

Air : ren guette un petit de mon âge.

Oui, c'est là ma seule veogeaDce; Mais je la veux et promptement :

Soovenez-Tous de mon obéissance, Seriez-vous donc moins obligeant?

Désolé si cela tous fâche, A votre tour de fa docilité :

Sans besicles si j'ai chanté^ Vous danserez bien sans moustache.

DE LA DURANDIÈRE, fait un geste d*effroi, et reprend en riant.

J'y suis; c'est pour divertir ces dames; il fallait donc le dire, parce que, si vous y tenez, moi je n'y tiens pas. (ii arraeke une

moustache, celle qui est du côté d* Armand.)

ARMAND

L'autre, l'autre, (De La Durandière arrache Vantre oiougU|che«)

MADAME DE SÉNANQE, s'avançant.

Eh bien! dansons-nous? Dieul que vois-je? monsieur de La Durandière sans moustache !

M. GERVAL , et toutei les per^oonefi qui sont aux tables de jeu, qui le lèvent en même temps, ef Tiennent occuper le fond de la scène.)

Il serait possible I

DE LA DURANDIÈRE.

J'étais siir de votre étonnement ' n'est-ce pas que cela me

chahge du tout au tout? c'est une scène que nous avions préparée avec Monsieur.

ARMAND

Oui; une scène ^ un proverbe^ dont le titre est : le prêté RENDU. Monsieur et moi^ nous nous prêtons mutuellement sur gages.

Air de Julie.

Nous ponyoDS faire à préseot un échange.

M. DE GERYAL.

Est-ce bien tous? estr-ce lui que j'entends ? Grand Dieu! quelle ayenture étrange!

Désormais jugez mieux les gens; C'est le seul prix qu*à la leçon j'attache :

Les riches auraient trop de cœur.

Si Ton pouvait acheter la valeur

En achetant une moustache .

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