‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 140 sur 446 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

THERESE, seule.

Qu'a-t-il donc? je ne l'ai jamais vu dans un pareil trouble; et moi-même?... Je ne sais pourquoi; mais tout à Theure, quand il m'a serrée dans ses bras, j'étais tout émue, mon cœur battait avec violence; par un mouvement involontaire > je me suis éloignée de lui : quoique heureuse, il me semblait que je faisais mal. (En souriant.) Allons, suis-je folle? où est le mal d'embrasser son frère? Écrivons. Aussi, je vous le demande, ce Rodolphe, qui d'ordinaire est la bonté et la douceur mêmes, aller s'emporter ainsi à l'idée seule de mon mariage. Eh bien ! je le conçois presque ; car tantôt, lorsque Antoine a parlé du projet qu'il avait eu de marier Louise et mon frère, j'ai senti un mouvement de dépit et de colère ; peu s'en est faUu que je ne lui cherchasse querelle. Je voudrais bien savoir si toutes les sœurs sont comme cela pour leurs frères; il faudra que je demande. Ah! c'est Louise, (se levant et

fermant la lettre.)

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