‹ Théâtre (volume 5)Chapitre 147 sur 446 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les précédents, ANTOINE.

ANTOINE, prenant la main de Rodolphe.

Rodolphe, je t'en yeux beaucoup ; tu m'as trompé, tu as eu des secrets pour moi...

RODOLPHE

Antoine!

ANTOINE

Je sais tout ! Millier Tient de me montrer la lettre que tu lui as écrite ce matin. J'aurais pu pardonner, (a Rodolphe.) à toi ta colère, (a Thérèse.) à vous mes espérances déçues ; mais m'avoir exposé à vous rendre malheureux, voilà ce «que je ne vous pardonnerai jamais !

THÉRÈSE

Vous avez raison, vous aviez ma parole, et maintenant encore, si vous l'exigez.

ANTOINE, avec joie.

Bien vrai! elle serait à moi; je suis donc plus heureux que tu n'étais. (Les unissant.) Car je peux la donner à mon ami.

THÉRÈSE, à Rodolphe.

Grand Dieu!

LOUISE

Eh bien! qu'est-ce que cela signifie? car moi, je pleure sans savoir.

ANTOINE

On te l'expliquera; mais sois tranquille, cela ne dérange pas ton mariage. Venez, mes amis, venez, on vous attend; il vous faut un témoin; vous voulez bien de moi, n'est-ce pas?

RODOLPHE

ne, c'en est trop, tu souffres.

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